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News du 26-08-2012 à 16:28 par Nehwon

Prise de conscience… ou OMG aka WTF1

Je sais, c’est les vacances. C’est l’été, même si pour certains, il est pourri niveau météo. Mais, pour ce retour de l’édito de TSD, je voulais vous parler d’une chose sérieuse, assez triste mais bonne à savoir.

Vous connaissez certainement l’adage "A quelque chose malheur est bon". Cette période estivale a commencé pour moi par l’un des plus grands malheurs que l’on puisse vivre : la perte d’un être cher, dans mon cas un ami de longue date (plus de 20 ans). Même si vous ne voyez pas forcement le rapport avec cet édito, ça va venir (enfin j’espère, si vous lisez la fin de ce que j’ai écrit).

Pour le malheur, le décor est planté et je vous assure que c’est difficile à vivre quand c’est une personne de votre âge et quand c’est d’une soudaineté et d’une violence qui frise l’horreur. Par respect pour la famille, je n’en dirais pas plus, surtout que ce n’est pas le propos.

Une fois les larmes séchées – même si ça prend du temps et que ce n’est pas forcement définitif – vous vous apercevez que vous avez été inconscient, inconsistant voire stupide, que vous avez changé, pour le bon, comme pour le pire, que vous avez oublié l’essentiel et privilégié la facilité.

Comme cette réplique est un peu floue, vous attendez certainement que je m’explique : prenons donc les choses dans l’ordre !

D’abord "inconscient", parce qu’un accident est si vite arrivé, et que comme l’ami en question, vous avez oublié de "mettre vos affaires en ordre". C’est si facile de dire : « je verrai ça demain » et d’enterrer bien profond un vieux contrat dont on n’a pas renégocié les termes. C’est tellement plus simple d’oublier le sens du mot "prévoyance" et tellement plus facile aussi. Mais qu’est-ce qui arrive lorsque le drame se produit ? Simple, vous n’êtes plus là pour le faire. Vous le laissez donc à votre femme/compagne/compagnon ou parents qui ont évidemment autre chose à penser.

Ensuite "inconsistant", parce que vous avez perdu de vue des personnes qui vous tenaient à cœur, que les relations d’amitié se sont effilochées, que les circonstances ont fait qu’elles se sont mises en pause. Vous avez aussi arrêté de faire des efforts pour des choses, des lieux ou des groupes de personnes qui vous semblaient indispensables quelques années plus tôt. Est-ce le changement ? Peut-être. Ce sont surtout des regrets qui ne pourront être réglés après la fin.

"Stupide", de ne pas avoir pensé ! Je veux dire penser dans le bon sens : demain ne sera peut-être pas un autre jour pour vous, dans ce cas, qu’est-ce que vous n’avez pas fait ? Pour ma part, je n’avais pas pensé à ma succession, c’est-à-dire : à ma famille, à mes amis, à ma femme. Je ne suis pas croyant, pour moi, rien n’est indispensable, je serai mort, ou ailleurs. Mais pour les autres, qu’est-ce qui restera de moi ?

Alors oui, il y a un changement lorsque l’on vieillit, on fait des choix, aussi bien à 15 ans, à 20 ans ou à 60 ans (je ne suis pas encore dans la marge haute). Mais, qu’est-ce qu’il y a vraiment d’important dans cette vie ? Y réfléchir est déjà un grand pas !

Pour ma part, j’ai pris conscience que j’avais oublié de régler des dettes (de cœur – je ne suis pas du genre à avoir des dettes d’argent) et qu’elles sont bien plus importantes que le soi-disant confort que j’ai trouvé dans ma nouvelle, belle et palpitante petite vie. J’ai aussi compris que j’avais du travail pour devenir un être meilleur qui pense avant tout à ne pas faire souffrir plus que nécessaire lors de son départ. Je veux aussi assumer mes erreurs et enfin pouvoir soutenir le regard de ceux qui m’ont un jour appelé "ami" et qui ne croient visiblement pas que ce soit définitivement fini.

Ne concevez pas cela comme un moment de tristesse posé sur papier : ce n’en est pas un ! Au contraire, c’est un changement radical, celui de prendre par les cornes la bête mugissante de la vie, qui est cruelle et mauvaise, mais qui ne le sera pas plus si vous prévoyez et pensez un peu à ce qu’il adviendra de ce que vous avez laissé inachevé lors de votre dernier jour.


1/ OMG aka WTF – traduisible par "oh mon dieu, c’est quoi ce bordel ?" en référence au fabuleux t-shirt de PV Nova dans son expérience 11.



Note de yadana : Fichtre, léger souci avec le forum, dites adieu à la fonction Recherche.
News du 07-01-2010 à 16:35 par yadana

2009 est morte ! Vive 2010 !


Ah, attention où vous mettez les pieds, je viens de passer la serpillère par là. Laissez-moi finir le dépoussiérage, il reste encore un peu de poussière et de toiles d’araignée par ci. Voilà, c’est mieux.

Bien, bien, bien. Encore une nouvelle année, qu’est-ce que c’est original ! J’espère que vous avez eu votre dose de chocolats et de sucreries parce que Noursette et son gang pelucheux ont décidé de tout réquisitionner. Vous êtes prévenus.

Qu’est-ce que 2010 va changer pour TSD ? Déjà, saviez-vous que le site a – hum, je compte sur mes doigts – 8 ans ? L’âge de raison, comme dirait si bien Monsieur Puntxutawnee (Comment ça, vous ne savez qui est ce génial monsieur ? Allez donc voir Les Infréquentables* en spectacle !).

Mais je m’égare. Je reprends donc l’affaire en main en commençant par une sélection de Tapis Rouges dans le genre "rétrospective". Je vais laisser un peu de côté les news éditeurs sur le Forum (bien évidemment, si quelqu’un veut aider sur cette partie, qu’il se fasse connaître, je n’ai rien contre un peu de bonne volonté ^^) et reprendre la plume pour vous faire partager mes coups de cœur ou pas.

Rendez-vous sur le Forum et/ou sur le Chat (comme l’appli web semble en rade, je vous remets les coordonnées ici :
serveur : irc.shadowsdreamers.net - port : 6667 - channel : #tsd) !

Ceci dit, nous vous souhaitons à tous beaucoup de succès et surtout beaucoup d’amour !



* Pur moment de propagande gratuite. Pour en savoir plus, cliquez donc : Les Infréquentables
News du 05-08-2009 à 10:44 par yadana

Salut ! Tu te souviens de moi ?

C'est en ces termes que de nombreuses personnes reprennent contact avec des amis et connaissances perdus de vue depuis plus ou moins longtemps.
Retrouver quelqu'un n'a jamais été aussi facile qu'aujourd'hui. La formule testée et approuvée est désormais rodée et si les sites existants continuent de prospérer et d'étaler leur suprématie, des petits nouveaux se lancent et tentent de récupérer une part leur part du gâteau. La magie d'internet ? Pas que.

Le développement et l'avènement des réseaux "sociaux" depuis 4-5 ans ne tiennent qu'aux utilisateurs navigant sur internet. Pour grossir le trait, c'est parce que nous le voulons bien. Pourquoi tenons-nous tellement à retrouver toutes ces personnes ? De l'ami d'enfance, à la vague connaissance en passant par le voisin de pallier et le copain de colo, tout le monde cherche tout le monde.
Est-ce à cause de la bouffée de nostalgie que l'on peut ressentir en retrouvant quelqu'un avec qui on a un bout de passé commun ? Est-ce une nouvelle forme de voyeurisme ou une tentative pour nous rassurer sur notre qualité de vie en la comparant à celle des autres ? Quelle est donc la part de sincérité dans ces tentatives pour renouer des liens ?

Tout cela fleure bon la ritournelle du "c'était mieux avant" (ce qui rejoint mon édito du 7 décembre 2006 La mode du "vieux"). "Et tu te souviens de machin ? Et quand on a fait tel truc ?" On se rappelle le bon vieux temps, quand on était jeune, insouciant, sans souci aucun, avec comme seule préoccupation notre petite personne.
Passé les évocations de souvenirs, qu'avons-nous encore nous à dire ? Dans certains cas, l'amitié (re)naît, mais le plus souvent les échanges s'espacent, parsemés de conventionnels "comment vas-tu ?" et puis tout est enterré. Car nous n'avons plus rien en commun. Pourtant, le nom reste dans la liste de contacts, vestige du temps jadis, prêt éventuellement à refaire surface si le coup de blues remet son grain de sel.

Et puis il y a cette espèce de curiosité, presque malsaine, de découvrir ce qu'ils sont devenus. Untel s'est marié et a des enfants. Un autre poursuit ses études. Machin a un boulot qui paie vraiment bien. Celui-là a été moins chanceux que moi. On compare notre situation avec celle des autres. On se rassure ou on déprime face à la réussite ou malchance de ces personnes qu'on a connues.

Et après ? Comme je le disais plus haut, certains liens sont restaurés, voire renforcés. Je crois que ces amitiés en devenir sont de précieux petits trésors à choyer et à couver avec bienveillance, si tant est que chacun est sincère.

Et vous, quelle est votre relation avec les réseaux sociaux ?


Réagissez à cet édito sur le Forum.
News du 01-03-2009 à 17:21 par nels

La chute...

Le plus important dans toute plaisanterie est censé être la chute. A chaque fois que, réuni avec des amis, vous allez essayer d'égayer l'atmosphère avec une plaisanterie de bon goût, comme au moment fatidique où la femme de votre meilleur ami apporte le dessert absolument immangeable qu'elle a passé des heures à confectionner en suivant une recette de Cyril Lignac, vous avez remarqué l'œil luisant et le début de sourire de tous les convives dans l'attente de la chute de votre histoire. C'est encore plus vrai quand la personne en face de vous connaît déjà la plaisanterie : il se dandine, commence à pouffer de rire mais contient son rire franc et massif jusqu'à la délivrance apportée par la chute de votre plaisanterie.

Naturellement, c'est une chute littérale qui est parfois à l'origine d'une crise de rire. Qui ne rit pas à la télévision quand il voit une célébrité, surtout quand elle nous est antipathique, tomber à la renverse. Quand c'est nous-mêmes qui tombons, cela devient de suite moins évident. Ma dernière chute est de celles qui font rire en général : je suis à l'arrière d'une camionnette, je dois récupérer encore quelques cartons avant de pouvoir partir, le froid engourdit mes jambes ce qui fait que je n'ai que peu de réflexes. Je n'ai pas souvenir de tout mais, paraît-il, la chute était très drôle en soi : j'ai glissé vers l'arrière puis me suis posé sur la pointe du pied gauche. Entraîné par ma carrure plus proche de celle du rugbyman que de celle d'une star du Bolchoï, j'ai entamé une rotation qui eut pu bien finir en arabesque, entendis un crac plus que sinistre, puis m'effondrai sous le sol en réclamant des applaudissements. Celui qui a commencé à trouver la farce peu drôle, c'est mon ligament croisé qui a littéralement dit « ok, je m'arrache ». Ses copains ont décidé d'en découdre aussi et j'hérite d'un genou ayant la texture et la taille d'un melon d'eau un peu trop mur.

Etre immobilisé pendant près de trois mois n'a rien de drôle si ma figure non imposée m'avait valu au moins un caméscope à Vidéo Gag. Cependant, réfléchir à ses chutes permet de charmantes analogies avec l'actualité. Je ne placerai pas de poncif tout fait que certains amis croient intelligent de placer comme « Après tout, on ne tombe que pour mieux se relever », je vous passe un hilarant « un genou de perdu, deux béquilles de retrouvées » d'un bon ami, ainsi que la stupéfiante réflexion d'une voisine qui, apprenant la rupture de mes ligaments croisés, a rétorqué « nous, avec mon mari on adore les mots croisés aussi ».

La chute la plus incroyable n'est pas celle d'un jeune auteur qui glisse malencontreusement en s'abîmant un genou. La chose qui est tombée a aussi voulu tomber sur la pointe des pieds, en prétextant une figure libre tout à fait naturelle. On parle de l'économie telle qu'elle a été conçue depuis maintenant un bon siècle. Audacieuse appellation que celle de « crise des subprimes » pour désigner un trébuchage sans pour autant inquiéter le grand public. « Allons bon », nous disaient ceux qui savent, « ce n'est qu'une histoire de crédits non réglés aux Etats-Unis. Une fois que ces plaisantins auront récupéré leurs liquidités tout reprendra comme avant ». C'était une information que tout le monde partageait, les plus pessimistes parlant de quelques mois difficiles, d'autres nous rassérénant en insistant sur le fait que le mouvement de crise n'était qu'une correction normale du marché. Ce que personne ne nous a dit à ce moment-là, c'est que, tout comme mon ligament croisé, quelque chose dans la machine économie avait cassé et ce, avec fracas. Tout comme mon ménisque ainsi que mon ligament latéral, l'économie avait en son sein des organes blessés. On s'est contentés d'avancer à cloche-pied jusqu'à ce que la vérité ne puisse être fuie : l'économie ne pouvait plus marcher.

Les Etats, qui sont les défenseurs de ceux qui les mettent au pouvoir, c'est-à-dire ceux qui financent leurs campagnes électorales, ont bien essayé de mettre de la glace autour de l'économie blessée afin de voir si l'inflammation de la crise allait prendre fin avec ce vieux remède. C'est par milliards que des euros ou des dollars ont été injectés afin de mettre fin à la crise. Comme dirait mon orthopédiste, « de la glace, on n'en met jamais assez ». L'économie se faisant gourmande, elle engloutit tous les plans de relance autour d'elle.

Vous me direz que, si finalement un des genoux de l'économie va mal, on n'a qu'à faire appel à des béquilles pour le soulager. Le reste du corps fera avec, quitte à avoir un peu mal aux épaules et aux bras pour soulever ce lourd corps. La tête l'a ainsi fait : les bras de l'économie, les braves personnes devant travailler dur ont de nouvelles charges à porter. Ça, on savait depuis longtemps que ça allait arriver. Dès la chute, croyez-moi, on sait qu'on ne pourra pas se servir de sa jambe pendant quelque temps. On croit communiquer avec, elle nous fait sentir qu'elle a un peu forcé et que la douleur ne va pas cesser de suite. Ceux qui s'étaient plongés dans les actualités au moment de la crise des subprimes auraient aussi pu savoir. Moi qui n'étais qu'étudiant en dernière année de Master, je me souviens encore de ma conclusion : la crise va ébranler la base même de l'économie actuelle. Je suis loin d'être un génie mais tout comme j'ai besoin d'une opération, le corps économie va devoir aussi subir une profonde chirurgie afin de pouvoir se remettre sur pied.

Mon opération n'est même pas encore programmée à cette heure-ci, mais je suis impatient de pouvoir remarcher correctement. Je suis certain que de nombreuses personnes espèrent de même pour ce qui est de l'économie. Vous, de votre côté, comment vivez vous cette crise et de quelle manière imaginez-vous la suite des événements ?
La suite, finalement, on ne pourra la connaître qu'une fois qu'elle sera passée...
News du 11-02-2009 à 23:24 par yadana

Ankama Convention 3, le compte rendu !

Enfin !, me direz-vous, il était temps.
Après les fêtes de fin d'année et la reprise du boulot qui ont fait fondre ma motivation - je l'avoue bien volontiers - j'ai bouclé le compte rendu de l'Ankama Convention 3, qui s'est déroulée fin décembre 2008.
Découvrez donc l'univers Dofus et tous ses aspects !

Le compte rendu, c'est par là :

compte rendu AC3

Et l'intégralité des photos sur notre galerie Flickr :



J'en profite pour vous informer de la création d'un topic dédié aux prochaines interviews d'auteurs, éditeurs et professionnels. Vous pouvez d'ores et déjà me faire part de vos questions ou des sujets que vous souhaiteriez voir abordés dans ces interviews. Profitez-en !
News du 19-01-2009 à 14:54 par yadana

Bonne année à tous !

Bonne année


Nous ne sommes pas morts - ou pas tout fait ^^.
Je suis en train de concocter le compte rendu de l'Ankama Convention 3 à laquelle nous avons pu assister en décembre.
Vous pouvez d'ores et déjà découvrir l'intégralité des photos de la convention sur notre galerie Flickr :

News du 06-12-2008 à 00:51 par yadana

Chibi Japan Expo 2008, le retour

Après un travail de longue haleine, après avoir usé nos yeux pour trier les plus de 3000 photos prises pendant ces 3 jours de convention, le compte rendu Chibi Japan Expo 2008 est enfin en ligne !
Merci à nels de s'être prêté au jeu en se pliant lui aussi à cet exercice périlleux : une journée à Chibi Japan Expo vue par nels.

Pour ceux qui préfèrent les images au texte, retrouvez notre sélection de photos de Chibi Japan Expo sur notre galerie Flickr :

News du 21-11-2008 à 11:10 par yadana

Chibi Japan Expo : soon!

En attendant la mise en ligne prochaine de nos comptes rendus sur Chibi Japan Expo, je vous invite à lire (si ce n'est déjà fait) l'interview de la survoltée Chibilou, co-créatrice du Geek Mag et, pour un avant-goût de Chibi 2008, découvrez notre galerie de photos de l'événement sur Flickr.

galerie Flickr Chibi Japan Expo 2008

News du 20-11-2008 à 00:33 par yadana

Soirée de lancement du Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon !

Soirée de lancement du Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon

Venez fêter la sortie du Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon jeudi 20 novembre, à Bastille !

Quand ? jeudi 20 novembre de 20h à 2h du matin
Où ? Bar Les Furieux : 74 rue de la Roquette, Paris 11e (Métro : Bastille ou Voltaire)
Entrée libre et gratuite

Programme :
* Rencontre avec Agnès Giard (auteur de l'Imaginaire Erotique au Japon, et maintenant du Dictionnaire de l'Amour et du Plaisir au Japon, éd. Glénat. Sortie le 3 décembre) ;
* Cosplay sexy ;
* Défilé de mode Visual Kei et Gothic Lolita avec la collaboration de la boutique HARAJUKU ;
* Programmation musicale J-Rock et J-Pop ;
* Démonstration de SHIBARI (bondage traditionnel érotique) par la nawashi Shadow et sa modèle Mel ;
* Présence du magazine féminin JAPAN LIFESTYLE ;
* Défilé de mode par 3 créatrices de bijoux et vêtements style cosplay : FLUFFYCANDYCLOUDY, ZARZARTAB et ACID-K ;
* Cocktail aphrodisiaque : SAKURA CHIC.
News du 19-11-2008 à 00:50 par yadana

Chibi Japan Expo : soon!

En attendant la mise en ligne prochaine de nos comptes rendus sur Chibi Japan Expo, je vous invite à lire (si ce n'est déjà fait) l'interview de la survoltée Chibilou, co-créatrice du Geek Mag et, pour un avant-goût de Chibi 2008, découvrez notre galerie de photos de l'événement sur Flickr.

galerie Flickr Chibi Japan Expo 2008

News du 05-08-2008 à 00:07 par yadana

Japan Expo 2008 : la suite

Pas vraiment d'interview pendant Japan Expo, mais des rendez-vous mailesques et skypesques pris avec des auteurs fort sympathiques :
- Ancestral Z (Dofus, Chaosland) ;
- Rafchan (Debaser) ;
- Florent Maudoux (Freaks' Squeele).

Et pour ceux qui ne l'ont pas encore lu, le compte-rendu Japan Expo 2008 made in TSD est en ligne ICI.


Japan Expo 2008 Kultima 2008 Kultigame 2008

News du 19-07-2008 à 16:28 par yadana

Japan Expo 2008 : le compte-rendu made in TSD

Voilà, ça a pris un peu de temps, mais notre compte-rendu sur Japan Expo 2008 est en ligne ICI.
Au programme, récit de nos quatre jours de convention, photos et conférences.

Japan Expo 2008 Kultima 2008 Kultigame 2008

News du 24-06-2008 à 18:28 par yadana

Damn'! Down...

Le site a connu ce que notre hébergeur appelle un "incident", le rendant inaccessible cette nuit et une bonne partie de la matinée (suivant si vous avez du bol avec les DNS).
'Fin, bref, sans rentrer dans le détail, le data-center (c'est-à-dire le bâtiment où sont les serveurs de notre hébergeur, et par conséquent, notre gentil petit serveur) a subi une énorme panne de clim' (qu'on pourrait qualifier d'inacceptable), portant la température dans les salles à plus de 40 °C (et ça fait beaucoup beaucoup trop chaud pour des serveurs qui préfèrent une vingtaine de degrés maximum). Suite à d'autres "incidents" (comme l'explosion d'un système de clim'), tous les serveurs ont été coupés, d'où, vous l'avez compris, l'impossibilité d'accéder au site.
A priori, pas d'autre coupure en vue, mais sait-on jamais...


Sinon, plus amusant et plus fun (mais beaucoup plus accaparant pour moi), c'est bientôt Japan Expo. Au fur et à mesure que les programmes se dévoilent, je peux vous assurer qu'il va y avoir du lourd. Sont annoncés, entre autres, Moebius et Gô Nagai (le créateur de Goldorak, pour ceux qui remettent pas) !
Je vous renvoie à la partie dédiée sur le Forum que je suis en train de remplir avec les annonces des invités, les animations et conférences...


Japan Expo 2008 Kultima 2008 Kultigame 2008

News du 08-05-2008 à 13:50 par yadana

Dossier Japan Expo 2007 (suite-suite)

Nouvelle interview disponible : Kara, auteur de Gabrielle, Le Miroir des Alices, Le Bleu du Ciel et Réalités

Sans oublier :
- le compte-rendu de nos deux journées sur place
- l'interview de Marie-Paule Noël des éditions Kami
- l'interview de Patrick Sobral, auteur de la BD Les Légendaires
- l'interview d'Arnaud Plumeri des éditions Doki-Doki
- l'interview de Guillaume Dorison pour le label Shogun des Humanoïdes Associés
- l'interview de Patrick Abry pour Xiao Pan
News du 13-02-2008 à 17:45 par yadana

At last ! Animation Halloween 2007

Revivez l'esprit d'Halloween avec l'intégrale de l'Animation Halloween 2007 en ligne :

Animation Halloween 2007


News du 27-01-2008 à 23:15 par yadana

TSD is not dead !

Après quelques mois d'électrocardiogramme plat, le site reprend des couleurs et les mises en ligne reprennent doucement.
A venir, entre autres, les autres interviews de Japan Expo et le dossier Chibi Japan Expo / Kultima, les réalisations pour Halloween et le Bilan 2007.

En attendant, je vous souhaite une meilleure année ^^.
News du 11-09-2007 à 21:54 par yadana

Dossier Japan Expo 2007 (suite)

Nouvelle interview disponible : Guillaume Dorison pour Shogun

Sans oublier :
- le compte-rendu de nos deux journées sur place
- l'interview de Marie-Paule Noël des éditions Kami
- l'interview de Patrick Sobral, auteur de la BD Les Légendaires
- l'interview d'Arnaud Plumeri des éditions Doki-Doki
News du 01-08-2007 à 15:31 par yadana

Dossier Japan Expo 2007

Découvrez Japan Expo à travers les périgrinations de TSD.
Déjà en ligne :
- le compte-rendu de nos deux journées sur place
- l'interview de Marie-Paule Noël des éditions Kami
- l'interview de Patrick Sobral, auteur de la BD Les Légendaires
- l'interview d'Arnaud Plumeri des éditions Doki-Doki
Et plein dautres choses à venir !
News du 06-06-2007 à 22:12 par yadana

Emménagement - Le come-back du retour

Je vous passe les détails de l'eau chaude qui marche pas bien, le parcours d'obstacles made-in-cartons-de-déménagement et toutes les joyeusetés qui vont avec mais nous voilà enfin de retour.
L'activité du site va repartir tout doucement jusqu'à prendre sa vitesse de croisière (enfin, comme d'hab quoi.
Petit rappel au passage : l'animation photo est toujours d'actualité, j'attends vos photos.
News du 20-05-2007 à 07:54 par yadana

Déménagement (again)

Nous voilà repartis pour un déménagement donc les mises en ligne ne reprendront que quand nous aurons récupéré une connexion internet.
Enfin, vous n'allez pas vous ennuyer, vous n'avez pas déjà lu et vu tout le site en entier, non ^^ ?
News du 18-02-2007 à 18:37 par dvorak

Une fête à créer

Or, donc, ces derniers temps (en fait, depuis le XIXe siècle, mais bon), on fait des fêtes pour tout et n'importe quoi, du moment que ça peut faire vendre.

Or donc, en ce moment, on a eu :
- la fête des Cadeaux (grande fête générale célébrée dans le monde entier)
- la fête du Compte à rebours (assez mondiale, même si le 0 du compte à rebours n'est pas le même partout)
- la fête des Couronnes en Carton (assez locale, elle sert à rappeler que les gouvernements peuvent être faits et défaits très rapidement (hein, quoi, comment ?))
- la fête des Noursettes (crêpes !!!!)
- la fête du Rose-Bleu-Mièvres (sans commentaire)

Et à venir :
- la fête du Confetti (locale celle-là aussi, mais beaucoup copiée)
- la fête de la Crise de Foie (Européenne, sponsorisée par les chocolatiers, les lapins ou les cloches)

Cependant, cette période de l'année est surtout marquée par un événement important, qui revient chaque année et dont, il faut le reconnaître, on parle quand même beaucoup, mais sans lui affecter une vraie fête digne de son nom.

Je milite donc pour la création d'une fête du rhume et de la grippe !

Imaginez : on s'offre des masques en papier, des gants, des vêtements chauds. On organise de grandes soirées vaccination. On rappelle les principes de bases. On apprend aux enfants à bien tousser et éternuer.

Et ça serait aussi l'occasion de rappeler à tout le monde le principe de la vaccination, de faire le point sur celles qu'on doit faire cette année, pour l'Etat de faire des bilans (et de les communiquer) sur l'état des maladies infectieuses, en France et dans le Monde.

Mais bon, ça serait utile, donc pas drôle (encore qu'il y a le Téléthon et le Sidaction).


PS : je tiens à préciser que je me traîne une grippe depuis près de 2 mois et que presque tout le monde est malade au bureau.


Réagissez à cet édito sur le Forum.
News du 27-01-2007 à 16:30 par Drizzt

Bonne Annééééééée... euh...

Voici ce qu'on souhaite à tout le monde à chaque mois de janvier, pourtant, la logique voudrait qu'on se félicite surtout d'avoir passé une année de plus... !
Nous voici donc en 2007 !!
Sept ans après le bug de l'an 2000, sept ans après la fin des temps, qui, en fin de compte, aurait dû arriver en juin dernier vu l'éloquence toute hasardeuse des chiffres : 06/06/06. Je ne savais pas que 60606 était le chiffre de la Bête... Ceci dit, si je viens à gagner 666 € (et encore plus 60606 €) à la fin du mois, je ne vais pas les rendre sous prétexte que ca porte malheur... Mais je m'égare...
Je disais donc que nous entrons donc dans une nouvelle année : Ô Joie !!
A peine 20 jours depuis le réveillon et hop on nous replonge de suite la tête dedans : exécutions, meurtres, bombes qui n'explosent pas, assassinats, missiles qui ne serviront jamais à faire du mal, j'en passe et des meilleures...
Ne serait-il pas possible qu'on impose à tout le monde la fête des confiseurs ? On arrive bien à empêcher plein de "sportifs mal payés" de jouer à la baballe... Pourquoi ca ne marcherait pas aussi avec tout le monde, du citoyen lambda aux dirigeants de tous les pays ?...
Quinze jours sans mauvaises nouvelles... le pied.
Je ne demande pas la lune, mais juste quinze jours où les gens seraient courtois, où le travail se passerait bien, où le chien de votre voisin ne viendrait pas faire ses besoins sur votre paillasson, pas plus que le rejeton de ces mêmes voisins d'ailleurs...
Tout compte fait, ce n'est pas "bonne année" qu'il faut se dire, mais bien "bravo, encore une année de passée".

« Pardon, tu as perdu ton emploi, les humains perdent de plus en plus la raison, ta femme t'a quitté et le chien du voisin t'a mordu pour te refiler la rage ? »
« Bon courage pour 2007 !! »

C'est bien pour ça que les réveillons se passent en fin d'année, c'est pour se féliciter mutuellement et en profiter pour faire la fête... Mais doucement, le marmot des voisins dort donc pas trop de bruit, et puis la voisine du dessous, qui n'aime pas les jeunes de moins de cinquante ans, nous incite grandement à faire la fête ailleurs, mais pas trop, les hommes en bleu ne sont pas bien loin...
Et en plus, qui dit nouvelle année, dit nouvel anniversaire pour chacun de nous et donc de moi... ce qui me rapproche doucement de la trentaine... et ça m'énerve, ça m'éneeeerve.
Bon, on a réussi à survivre malgré tout, on devrait pouvoir s'en sortir...
Allez, bon courage à tous (et bonne année quand même ^_^).
News du 07-01-2007 à 19:31 par yadana

TSD vous souhaite à tous une bonne année, en espérant que cette nouvelle année soit meilleure que la précédente, plus douce, plus chocolatée (hein, Noursette).
Allez, en route pour de nouvelles aventures !
News du 24-12-2006 à 12:45 par yadana

Joyeux Noël

Nous vous souhaitons un joyeux Noël.
Amusez-vous bien !
On se retrouve en janvier pour de nouvelles aventures.
News du 07-12-2006 à 13:12 par yadana

La mode du "vieux"

On vit une époque où le "vieux" ne s'est jamais aussi bien vendu. Partout le "vieux" émerge et supplante le "neuf". Ainsi en musique, impossible de rater les multiples sorties et re-sorties (voire re-re-sorties) de best-of, de compil' et puis il y a toutes ces reprises des chansons d'antan, pas forcément connues à leur époque mais comme c'est vieux, ça va forcément marcher, alors va pour le massacre de Brel, Barbara, Cloclo... Ca ne s'arrête pas là : au rayon vidéo, on voit fleurir les DVD de séries ultra kitchissimes, souvent sans VO ni bonus, telles K 2000, La petite maison dans la prairie ou encore Supercopter. Sans compter la sortie déclinée en plusieurs collections de tout un tas de vieux films. En japanim', les éditeurs sortent tous leur lot de vieilleries que ce soit en DVD ou en BD, nostalgie d'une époque que les acheteurs n'ont pas forcément vécue. D'un autre côté, la mode n'est pas en reste avec la réapparition quasi systématique des styles des années 70-80 ultra-démodés mais paradoxalement tellement à la mode.
On entend souvent la rengaine « c'était mieux avant ». Et c'est valable pour tout. « Depuis tel auteur, les autres n'ont rien fait d'original. » « Après tel album [premier album d'un groupe plus ou moins mythique], toute la prod musicale c'est de la merde. » (...)
A croire qu'on ne fait plus rien de neuf. Pourtant, la création c'est pas ce qui manque. Je ne dis pas que la publication de vieux films et autres est une mauvaise chose. Au contraire, cela permet de préserver une partie de notre patrimoine et de faire découvrir des productions qui auraient fini par disparaître, oubliées. Mais entre tendresse et fanatisme, il y a une différence notable. Alors, pourquoi s'accroche-t-on tant au passé, que bien souvent on n'a même pas vécu ? Serait-ce là la réminiscence d'une époque dorée, d'un passé enjolivé ?
Ce culte du "vieux" finalement, ne serait-il pas l'expression de notre peur de l'avenir, le reflet de nos angoisses ?


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News du 29-11-2006 à 23:35 par yadana

Les coulisses du site #4 - Pas facile d'être webmaster

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News du 25-11-2006 à 12:44 par yadana

Site au ralenti...

Après la journée d'hier assez chaotique pour accéder au site, le matériel du serveur a entièrement été changé. Malheureusement, par manque de pièces, la RAM n'est que de 256 (au lieu de 512) donc le chargement du site va être plus lent.
Une intervention est programmée pour rajouter la RAM manquante donc prévoyez une prochaine coupure du site surprise.
News du 21-11-2006 à 23:50 par yadana



Tempus fugit #3

J'en entends déjà certains dire que je m'embête pas à reprendre encore une fois ce titre d'édito. M'en fiche, je fais ce que je veux d'abord :p. Vous allez voir que ça a un rapport avec les éditos précédents. Quant à ceux qui pensent que je vais parler de sport, c'est raté ^^.
Récemment on a eu la délicatesse de me rappeler que mine de rien la trentaine m'attendait au tournant. Alors c'est pas pour tout de suite, mais bientôt quand même ; quand on voit à quel rythme effréné les années passent, il y a de quoi se chopper un bon coup de cafard.
Trente ans de vie c'est conséquent et pourtant quand je fais une petite rétrospective de ma vie passée, je n'ai pas l'impression d'avoir accompli quelque chose d'important ni d'avoir donné un sens à ma vie. D'où nous vient ce besoin irrépressible, cette envie de pouvoir dire « Je l'ai fait ! » ou « C'est moi ! » ? Ce besoin de laisser une trace dans notre monde est vraiment étrange. J'ai du mal à m'expliquer cette impression de vide. Me dire « 30 années sont presque passées, et finalement qu'est-ce que j'ai fait ? » - « Rien. ». Ce "rien" peut paraître un peu injuste.
Accomplir quelque chose, se fixer un but. Ca peut être avoir une famille, escalader l'Everest, être connu... Et quand on n'a pas de semblant de but ? Est-ce que pour autant on est des grosses larves condamnées à ramper dans une certaine morosité ? Probablement pas. Est-ce si important ? Je pense que si on en ressent le besoin, on se fixe un but à atteindre. Et il faut savoir relativiser. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas de but évident qu'on ne fait rien de sa vie. Rien que de prendre soin de soi et des gens qui nous entourent laisse une trace. Parce que derrière tout ça, ne cherchons-nous pas seulement un semblant de reconnaissance et le sentiment d'être utile ? Après tout, n'est-ce pas une autre façon de flatter notre ego ?


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News du 09-10-2006 à 21:39 par yadana

News du déménagement du serveur

Voilà quelques news du déménagement physique du serveur.
Ca devrait se passer ce mercredi 11. Le serveur sera donc coupé au moins pendant 24 h. Ce qui veut dire, pas de site ni de chan ni de mail pendant cette période.
Croisons tous les doigts !
News du 24-09-2006 à 15:45 par yadana

Les coulisses du site #3 - Oops, he did it again

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News du 17-09-2006 à 18:48 par yadana

Les coulisses du site #2

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News du 12-09-2006 à 23:23 par yadana

Les coulisses du site #1

J'ai voulu tester une autre façon de faire les éditos ^^. Alors voici un strip de mon cru sur le fonctionnement du site.

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News du 03-09-2006 à 19:44 par yadana



Tempus fugit #2

Après le terrible constat réalisé avec vous en mars (édito du 22 mars 2006) sur le temps qui passe inexorablement, voici donc pour cette rentrée 2006 une petite réflexion sur les moments ratés.
Nous avons tous eu des moments de regret exprimés avec le fameux « Ah, si j'avais su... », des choses que nous n'avons pas pu faire à une certaine époque pour x raisons.
Beaucoup rêveraient de pouvoir remonter le temps. Quelle technique pratique. Paf, une bourde, pas de problème, je remonte dans le temps et tout s'arrange. Vraiment ? Comment être sûr de ne pas refaire les mêmes choix ? Comment être sûr de pouvoir faire ce qu'on voulait ?
A défaut de revenir dans le temps, nous voilà confrontés à nous-mêmes, obligés de faire face à nos choix et de les assumer. La clé la voilà : assumer. Car s'il y a certaines petites choses qu'on peut raccommoder, pour le reste il faut vivre avec.
Avant tout, il faut choisir en toute connaissance de cause. Et si on se trompe, au lieu de passer son temps à regretter, il faut prendre sur soi, tirer des leçons et aller de l'avant. Pas facile, n'est-ce pas ? Surtout quand notre ego ne s'en remet pas...
Quant aux relations avec les autres, je sais qu'il n'y a rien de pire que ne pas dire assez qu'on les aime (attendez, j'ai pas dit qu'il fallait aimer tout le monde ^^, mais qu'il fallait montrer à celles et ceux qu'on aime combien ils comptent pour nous). Si on se fâche, n'est-ce pas pour mieux se rabibocher ? Là encore, c'est une histoire d'ego. Mais vu que notre temps est court et court (la vache, le super jeu de mots ^^), il faut savoir se remettre en question, accepter de tendre la main ou de prendre celle qu'on nous tend. Car tant qu'à vivre peu, autant vivre bien et profiter de ce temps imparti.
Arrivée à ce point de mon édito, je me rends compte que j'en reviens toujours au même point : il faut savoir profiter de tous les instants. Malgré cette intime conviction, il m'est encore impossible de me détacher complètement de certaines contrariétés liées notamment à mon travail, les variations de mes états physiques et psychiques influant par trop sur mon ego et ma capacité de réflexion. Rassurez-vous, je m'améliore ^^.
Et vous, comment gérez-vous tout ça ?


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News du 17-08-2006 à 21:44 par yadana

Concours Stanle : Résultats

Concours Paquet-Stanle

Voilà, le concours est fini. Vous avez été très nombreux à participer et ça nous a vraiment fait plaisir ^^.
Je ne vous fais pas attendre plus longtemps et je vous dévoile la liste des heureux gagnants :
Eric A. (Saint-Maurice)
Mickael F. (Brive)
Hélène B. (Mouzeil)
Sophie B. (Marseille)
Eliane T. (Colmar)
Philippe L. (Villedieu-les-Poeles)
Bernard M. (La Fère)
Sandra C. (Saint-Priest)
Nicole P. (Saint-Michel sur Orge)
David L. (Lons)
Yohann P. (Saint-Mandé)
Sylvain D. (Loon-Plage)
Sébastien L. (Lille)
Xavier W. (Berck)
Virgine D. (Hornaing)

Bravo à eux !
Ils recevront bientôt le volume 1 de Stanle chez eux.


En attendant la rentrée, n'oubliez pas de lire la prépublication de Daddy Long Legs ^^.
News du 07-08-2006 à 11:23 par yadana

Prépub Daddy Long Legs


Joli début de vacances... #2

Deuxième surprise de ces vacances que nous vous proposons : les 20 premières pages en exclusivité de Daddy Long Legs, une série toute en douceur qui sortira fin août chez les Editions Saphira.
La prépublication sera disponible jusqu'au 15 septembre.
Bonne lecture ^^

Toujours d'actualité pour encore une semaine, le concours Paquet-Stanle.

Concours Paquet-Stanle : c'est par là
News du 24-07-2006 à 17:46 par yadana

Concours Paquet-Stanle : c'est par là


Joli début de vacances...

Une transition toute en douceur entre l'animation post-apocalypse et un concours que vous proposent les Editions Paquet.
Vous pourrez gagner un des 15 tomes 1 de la série Stanle mis en jeu et découvrir ainsi la BD taïwanaise ^^.
Le début du mois d'août s'annonce captivant sur TSD ^^.
News du 21-06-2006 à 00:36 par yadana

Animation Post-Apocalypse : c'est par là


Petits problèmes techniques

Comme vous avez pu le constater, l'accès au site a été difficile ces derniers jours.
Le problème semble résolu, on surveille la machine. Espérons que ça ne se reproduira plus ^^.
Les mises en ligne reprendront quand tout fonctionnera correctement.
News du 21-05-2006 à 22:22 par Nehwon

Animation Post-Apocalypse : c'est par là


Apocalypse

"Apocalypse" est un terme qui signifie "mise à nu" et "révélation". Malgré le fait que seule l'Apocalypse de Jean soit reconnue comme étant une réelle "révélation", l'eschatologie est une forme de littérature particulière. Pour commencer, Jean n'a pas été le seul prophète à recevoir une révélation. Parmi eux, on peut citer Pierre, Abraham, Daniel, Elie, Moïse et une vingtaine d'autres. Un autre point important est que l'Apocalypse est considérée comme une prophétie de destruction, offrant à celui qui l'obtient des pistes pour indiquer le chemin qui mènera à l'extinction de notre univers et parfois à une réhabilitation de celui-ci.

Quand on parle d'Eschatologie – étude théologique sur la fin des temps – on parle invariablement d'une date qui serait donnée dans les écrits de Jean. On a d'abord pensé que c'était au seuil d'un Millénium – d'où le Millénarisme. Il y eut l'an mil, qui fut aussi le théâtre de deux voire trois des quatre cavaliers, Pestilence, Guerre et Mort. Puis finalement, et après réflexion – vu que la fin des temps n'a pas eu lieu lors de l'an mil –, cela pourrait être le second millénaire, que nous venons de passer avec succès. Remarquez que les sectes millénaristes considèrent ce moment comme un sursis de plus pour la race humaine. Comme quoi l'interprétation de l'Apocalypse selon Jean sous la forme de la destruction de ce que nous connaissons a encore de beaux jours devant elle.

Avec l'avènement de la Raison, l'Apocalypse, devenue une thématique très exploitée, reste pourtant un fait très important de l'iconographie occidentale, mais aussi, et après la seconde guerre mondiale, un point d'orgue de l'iconographie asiatique. La raison en est simple. Jusqu'alors, Dieu était le seul à pouvoir lancer l'Apocalypse. Dieu ou les dieux puisque que "apocalypse" au sens de "destruction" et de "fin des temps", existe dans la quasi-totalité des religions depuis le Ragnarok de l'ancienne civilisation nordique, jusqu'aux multiples légendes celtes sur le sujet.

En premier lieu, il y a la science. La science, droite et classifiée, rassurante mais froide, n'est pourtant qu'un sujet assez important de terreur. "Terminator" (1985) est un bon exemple de cette terreur, suivi de près par la trilogie des "Matrix" (1999). Cette science est souvent le point de départ, celui qui détruit, l'Apocalypse matérialisée par explosion nucléaire. Un des épisodes de "Twilight Zone" mais aussi plusieurs "Au-delà du Réel", font état de l'apocalypse nucléaire mais aussi des films comme "WarGame" (1965) ou encore pour la télé, "The day after…" (1975). C'est aussi à cause de la science que bien des dégâts sont faits à notre monde.

Charnière entre la science et la maladie, "Le Fléau" (1978 puis télévisé en 1994) de Stephen King, invoque la stupidité humaine incarnée par un personnage représentant le mal qui fabrique un virus si mortel que l'Homme disparaît presque de la surface de la Terre. C'est aussi le cas d'un film beaucoup plus ancien tel que "The Last Man on Earth" (1924). On peut aussi parler de "Phoenix Point" (2003) et d'une variété incalculable d'autres productions.

Les choses provenant de l'espace sont aussi des thèmes récurrents de l'apocalypse, aussi bien dans "Independance Day" (1996) pour les extra-terrestres ou "Deep Impact" (1998) ou "Armageddon" (1998) pour les météorites.

Et nous n'évoquons pas les raisons purement mystiques tels que les rituels et démons de "Silent Mobius" (1998), "Dawn of the Dead" (1978), "Night of the Living Dead" (1968), "Resident Evil" (2002)…


Après ce long préambule, qu'est-ce que le style post-apocalyptique ? D'abord, il faut savoir que la conscience de l'Homme le pousse invariablement à la survie. C'est la raison de l'existence d'un espoir à l'Apocalypse. Même si la révélation d'origine offre une ouverture vers un monde de prospérité proche de Dieu, la destruction de notre univers mais aussi la fin des temps sont une perspective assez inconcevable, surtout si l'on prend l'apocalypse pour ce qu'elle n'est pas, c'est-à-dire la fin universelle due à une maladie, une guerre, une famine ou une autre forme de mort. C'est d'ailleurs ces symboliques qui sont les plus reprises dans les Apocalypses littéraires, mais aussi dans leurs mondes post-apocalyptiques. L'autre point c'est que l'Apocalypse de Jean est très floue et assez discutable, c'est d'ailleurs peu de le dire.

Le style post-apocalyptique est un style assez pessimiste dans l'ensemble mais portant l'incroyable paradoxe de développer un espoir de survie à la mort certaine. Quelques grands points sont assez souvent présents dans les post-apocalypses.

En premier lieu, la vie de l'humain est devenue complexe pour des raisons météorologiques et climatiques, depuis les environnements souillés de "L'armée des douze singes" (1995), le désert glacé de "La compagnie des glaces" (1982) ou celui de "The Day after Tomorrow" (2004) ou encore le désert brûlant des "Mad Max" (1979) ou de "Bitume MK5" (1988), rendant la terre stérile. La pollution est aussi une vision très présente pour ce type de symbole, comme dans "Blade Runner" (1982) ou dans "Wonderful Days" (2005)

Le second point est la modification des règles sociales avoisinant l'anarchie et le retour de l'Homme à un état primitif d'agressivité et de violence extrême dans le but de survivre. Dans ce cadre, de petites sociétés se montent sous la forme de dictatures, tels que celles de "Now and Then, Here and There" (1999) ou de "Dark Angel" (2002). Dans les pires cas, ce sont des structures sous la forme de bunkers dans le but de permettre d'affronter l'ennemi, comme dans "Mad Max" ou "Land of the Dead" (2005).

Dans tous les cas, la symbolique portée par ces mondes post-apocalyptiques est une image du regret d'un passé tel que le nôtre qui me paraît être un moyen de nous dire « regardez donc ce que vous avez, c'est un âge d'or ». C'est aussi un moyen de rechercher une forme de justification à notre système plus ou moins égalitaire. Les symboles sont aussi énormément basés sur les écrits de Jean, en particulier les nombres qui s'y retrouvent, 7 – représentation des portes du paradis mais aussi des péchés mortels - et 9 – combinaison de 3x3 mais aussi les entrées de l'enfer - en particulier, mais aussi le serpent et le dragon, comme dans "Le règne du feu" (2002).

Nous vivons une époque où l'imaginaire est souvent nourri de désastres et le retranscrit dans un environnement déjà prédéfini par notre histoire. Les craintes eschatologiques ont donc changé avec la population et notre civilisation mondiale. En lieu et place des diables et des démons qui tourmentaient les écrivains de l'an mil et qui délivraient le courroux de Dieu sur la planète, c'est maintenant notre Raison déraisonnable qui massacre nos vies dans les mêmes danses macabres. Rien n'a changé, même si nous tentons d'y croire. Bonne post-apo et bonne lecture.
News du 18-04-2006 à 21:11 par Nehwon

Paradoxalement flexible !

Voilà que la France force le monde à réfléchir à son état de dépendance à la flexibilité. Bizarrement, la flexibilité se traduit par un durcissement des conditions de travail. C'est aussi une raison qui pousse à faire se mouvoir un pays qui s'oppose clairement à la Réforme avec un grand R. Pourquoi notre France paraît-elle aussi étrange aux autres pays, mais aussi attractive ? Peut-être simplement parce que nous faisons de la démocratie une réalité puisque c’est réellement le peuple - marchant dans la rue en hurlant des slogans datant de 1968 dont les syllabes ont été adaptées aux noms des dirigeants qu'il faut faire plier - qui fait la vie de notre patrie. Pourtant le peuple semble être une foule-en-colère sous la forme décrite dans un jeu de carte à collectionner. C'est-à-dire que cette foule-en-colère perd son intelligence au fur et à mesure que sa puissance augmente.

Remarquez aussi que notre France est un pays jusqu'au-boutiste, incapable de faire des demi-mesures, et où le préalable à toute discussion est l'abrogation.

Voici donc venir l'expression même de nos paradoxes. Le premier étant que nous élisons des représentants qui ne représentent qu'eux-mêmes laissant derrière ou cachant sous leurs mouchoirs les desideratas des concitoyens qui les ont élus. « C'est le pouvoir » me direz-vous. J'ai du mal à croire que le pouvoir rend invariablement con, borné, autiste et arrogant du jour au lendemain. Je dirais donc qu'il se pourrait que ce soit une histoire d'image. Pour éviter de reprendre ma croisade contre les médias, qui pour une fois ne portent qu'une part infime de l'erreur sur leurs dos, je crois surtout que la politique française est prise dans un réseau si fortement serré de liens d'influence qu'il est impossible pour un ministre - aussi brillant qu'il soit - d'obtenir un quelconque résultat sur une réforme sans avoir préalablement vidé la loi de l'ensemble de sa substantifique moelle. Le second point, c'est qu'il est impossible d'appliquer des solutions en "kit" à partir de choses qui fonctionnent ailleurs, parce que nous ne sommes pas ailleurs, c'est ici que devrait intervenir la flexibilité mais aussi un petit peu d'imagination politique et sociale. Le dernier point, c'est qu'il serait tellement mieux que ceux qui ont les idées dites "de gauche" fassent un travail "de gauche" en partenariat avec des personnes qui auraient les connaissances et idées "de droite" pour régler les problèmes "de droite". Le "clanisme" que je viens de décrire provoque une invariable réaction d'hostilité épidermique d'un clan vers l'autre ce qui provoque le « je suis pour mais je vote contre » qui est la pire des choses dans notre politique locale.

Nous aimerions un peu plus de « je vous ai compris », et ce serait en fait bien que ce soit réellement le cas. Pour cela, il faudrait commencer par revoir un peu le principe de la loi. Une sixième république n'est pas réellement nécessaire pour obtenir ce résultat, mais je crois pourtant qu'il serait bon qu'une part de nos textes soient éclairés pour permettre à chacun de comprendre la loi. Nous avons actuellement plus l'impression que nous jouons à écrire des contrats que nous irons faire signer par la suite au Diable lui-même, pleins de sous-entendus invisibles au citoyen lambda, qui font invariablement réagir les groupes soudés d'interpréteurs qui semblent avoir une vision si peu orthodoxe de ce qui est écrit qu'ils semblent invariablement ridicules dans leurs interventions. Faisons une loi ensemble pour vivre ensemble, lisible, claire et applicable. Pour cela évitons les renvois, les amendements, les modifications, les procédures alambiquées, dans le but principal de permettre à tous les citoyens de réclamer ce qui leur est dû, et surtout de permettre à chacun de se défendre contre les accusations qui pourraient les mettre dans une position déplorable. La France ne devrait plus payer les erreurs de sa justice pour des raisons de lois incompréhensibles et de droits occultes.

Continuons maintenant par les aberrations, confinant à la création OGM, tels que les discours derniers dont je vous laisserai le soin de rendre à César ce que de droit : « Je promulgue cette loi, mais il ne faut pas l'appliquer tant que nous ne l'aurons modifiée. ». Pas mal, ça ressemble à « La puissance de l'atome est dévastatrice, mais nous n'en ferons pas des armes. », de là à conclure que la loi sur « l'égalité des chances » est le projet Manhattan de ces dix dernières années, il n'y a que quelques Becquerel. Remarquez que dans le style explosif, nous avons aussi le « Nous souhaitons discuter (... les directives présentes dans la loi sur l'égalité des chances...) dans les plus brefs délais, mais le prérequis est une abrogation. ». Nous sommes pourtant le pays précurseur en terme de développement de la Raison, non ?

Mon Dieu, que de temps perdu... Oh, oui, j'oubliais que nous commençons les discussions avec la Turquie qui ne fait pas partie de l'Europe pour sa non-intégration dans un groupe dont nous avons refusé la constitution, mais dont nous ratifions les directives... Ce qui provoque invariablement une "athéïsation" de notre culture chrétienne (!) et l'abolition des droits fondamentaux de la personne.

Et si nous réfléchissions parfois avec un peu plus de cœur et de cerveau pour obtenir des lois qui ressemblent plus à des textes applicables qu'à des ersatz dictés par les Majors (ou une autre grosse multinationale) qui sont votés pour « le bien de l'ensemble des citoyens » en opposition parfaite avec les pratiques de l'ensemble d'entre eux ?

News du 22-03-2006 à 09:36 par yadana

Tempus fugit

Alors que le monde se déchire, que plane la menace d'une grève générale, que l'on restreint nos libertés,... (oui, bon, je fais un peu dans la surenchère dramatique mais c'est pas si éloigné que ça de la réalité) Il y aurait certainement plein de choses à dire sur ces sujets, beaucoup à débattre, mais voilà en ce moment, mon dégoût pour tout ça est tellement élevé que je n'ai pas tellement envie de parler de tout ça.
Alors de quoi vais-je vous parler ?
Du temps. Pas la météo mais le temps qui passe. Ces derniers temps, au détour d'une conversation, j'en suis venue à me replonger dans mes années passées et j'ai fait un terrible constat : le temps s'accélère. Quand j'étais au collège/lycée, malgré la grosse trentaine d'heures de cours, toutes les heures de devoirs à faire à la maison et une heure de transport, je trouvais le temps de faire plein de choses. Depuis que je travaille, plus ça va, moins j'ai l'impression d'avoir du temps. Pourtant j'ai la chance d'être aux 35 heures. J'ai presque deux heures de trajet que je mets à profit pour lire. Mais si je veux me coucher à une heure raisonnable, je n'ai que 3 heures par jour en semaine pour moi, sans compter le temps de manger (et de préparer à manger, ce qui peut prendre pas mal de temps). Du coup, je vois les jours et les semaines défiler à toute allure. Dans 3 mois on sera déjà en été. Ca paraît loin comme ça mais ça passe si vite...
A-t-on vraiment le temps de profiter de notre vie ? A-t-on seulement le temps de profiter de notre jeunesse ? J'ai lu récemment que des scientifiques avaient estimé que notre corps commençait à vieillir à partir de 25 ans (ça y est, chuis foutue '( ). Savons-nous encore prendre le temps ? En fait, c'est peut-être ça la clé. Prendre le temps de faire les choses, s'intéresser à des choses qui paraissent futiles, profiter des premiers rayons de soleil à l'arrivée du printemps (voilà que je pars dans la poésie)...
Bref, je vais conclure pour vous laisser méditer avec un extrait d'une conversation qui m'est tombée dans l'oreille dans le métro. Voici :
« - Sin City c'est un film genre animation.
- Ah bon ? C'est pas du karaté ? »
(oui ça n'a rien à voir avec ce dont je vous parlais avant ^^)
Je vous quitte sur cette note amusée et amusante en espérant que ça vous donne le sourire pendant quelques minutes (c'est toujours ça de gagné ^^).
News du 06-03-2006 à 19:19 par dvorak

Age d'Or

Il existe un mythe, fort répondu, qui, partant de l'idée que tout était mieux avant, considère que les tous premiers âges de l'humanité étaient la meilleure période à vivre, une époque bénie où l'homme n'avait pas à souffrir des maux de la nature et où il n'y avait qu'à se baisser pour ramasser.

C'était l'Age d'Or.

Mais il ne s'agit que d'un mythe qui n'a jamais existé. Ou peut-être que si.

Si l'on considère, comme le considère le capitaliste moyen, que c'est mieux quand y en a plus, et que l'on regarde les courbes (de populations, de production, de durée de vie, de mortalité,…) nous sommes actuellement en plein âge d'or, du moins c'est ce que l'on pouvait penser au début du siècle.

La première, et surtout la seconde guerre mondiale, ont profondément entamé la foi que certains avaient dans la science toute puissante, progrès constant de l'humanité vers un paradis futur. On ne peut cependant nier, que par rapport aux périodes précédentes, le XXème siècle a permis un confort de vie inégalé et incomparable.

Mais, outre le fait que l'origine de ce confort de vie et sa répartition dans le monde soient questionnables, sa base même, sa fondation pose problème.

Si le développement scientifique est dû à un changement de mentalité et à l'établissement de règles d'expérimentation et de réflexion nouvelles, le développement industriel est principalement dû à l'utilisation des ressources du sous-sol.

Si, au niveau de l'énergie, le pétrole et le charbon peuvent être remplacés par le nucléaire, fission ou fusion, allié à la production d'hydrogène, les métaux, eux, ne sont pas remplaçables.
Ils ne sont pas les seuls : graviers, sables, engrais, sols, eaux potables… Beaucoup de matières premières actuellement utilisées ne sont pas renouvelables.

Alors, certes, nous ne sommes peut-être pas au bord du ravin, mais, étant donné la vitesse qu'on a déjà acquise, pourrons-nous changer de direction assez rapidement ? A partir du moment où l'on sait que le chemin emprunté est une impasse, fermé par un mur en béton armé devant un précipice, ne devrait-on pas changer de direction, ou au moins freiner (sachant, bien entendu, qu'on ne peut pas s'arrêter) ?

Parfois, je me dis qu'il est déjà trop tard. Certes, l'humanité ne disparaîtra pas, on est bien trop résistant pour ça (encore que), mais tout le patrimoine brûlé n'aura servi à rien. On aura dilapidé une fortune inimaginable pour tomber plus bas qu'avant.

La civilisation moderne me fait penser à une culture de bactéries dans une boîte de Pétri, qui vient de trouver un moyen de digérer la paraffine, grandit rapidement pour occuper tout l'espace disponible, devient belle et forte, puis disparaît encore plus vite quand toute la paraffine a été utilisée.
News du 05-02-2006 à 23:26 par Nehwon

Animation Vampirique : c'est par là


Vampire

Le buveur de sang fait partie de notre iconographie depuis le début du XXe siècle, bien que l'écriture en ait préalablement fait une icône - c'est dire - du romantisme, lors de la sortie du Dracula de Bram Stoker. Contrairement à la croyance profondément ancrée, ni M. Francis Ford Coppola, ni Bram Stoker, ni Christopher Lee ni encore Bela Lugosi ne sont les parents d'un monstre aussi attirant que millénaire.

Pour tordre le cou à un mythe, Dracula est un prince (roi) roumain du XVe siècle défenseur de la chrétienté contre les Ottomans. Vlad III, Tepes - l'Empaleur - dit Drakul ou Draculea - en roumain aussi bien Dragon que Diable, surnom donné par ses chroniqueurs d'après son nom de famille qui est Basarabi – fut Voïvode de Valachie en 1448, 1456-1462 et 1476. Les premières références au surnom de Tepes "le prince empaleur" datent de 1550 dans les chroniques de Valachie.

Pour remonter à l'écriture romantique de la créature meurtrière et hémophage, il faut glisser vers la fin du XVIIIe siècle. En effet, la première entité buveuse de sang de la période romantique est le fruit de l'imagination de Goethe, qui décrit sa fiancée de Corinthe comme une femme morte-vivante se nourrissant d'humeur sanguine. Il y a encore John Stagg en 1810, John William Polidori en 1819 et Sheridan Le Fanu en 1872 mais aussi une pléthore de plus en plus nombreuse tels que Théophile Gautier, Hoffman ou Tolstoï pour développer des histoires sur le même thème. Maupassant et son Horla font partie des classiques de l'histoire du Vampire.

Pourquoi cet incroyable engouement pour les créatures nocturnes possédant les esprits et buvant du sang pour survivre ? Deux thèmes particuliers se dégagent. Le premier, c'est la punition : la soif, le besoin le plus naturel mais aussi le plus mortel, bien avant la faim même, et le second la vie éternelle. En premier lieu, la quasi intégralité des civilisations depuis l'antiquité jusqu'à nos jours a développé un mythe approchant celui du vampire.

Depuis le Ghûl Egyptien - à ne pas confondre avec notre mort-vivant nécrophage la goule - qui porte encore des lettres de noblesse dans notre littérature actuelle - lire Le sang du temps par Maxime Chattam chez Michel Lafon - jusqu'aux horreurs Vaudou tel que Baron Samedi - ou Baron-la-Croix - Maître des morts, le concept du Vampire est développé autour de points immuables. En premier lieu, c'est un Damné, un fautif cherchant repentance ou un substitut du Démon. Son péché est la luxure, il est lucifuge - ne supporte pas la lumière du jour - et hémophage. Il est aussi immortel ou mort-vivant suivant les légendes, ce qui revient à vivre une éternité.
Il faut comprendre que le concept d'éternité est intimement lié au concept de mort qui est elle-même liée aux circonstances. La plupart des morts étant sanglantes, le sang est un symbole de vie mais aussi de pouvoir. Voilà la raison de l'existence d'un mort-vivant tel que le Vampire. Il est charismatique, puissant et immortel, mais contre-nature et donc damné. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle la plupart des vampires de nos légendes urbaines ou littéraires sont aussi amoraux que vicieux. En outre, si l'on étudie la conception de la vie sous l'angle de l'éternité, il est évident que le concept d'âge est assez vague, surtout quand le temps s'est arrêté pour vous de façon à vous offrir le moyen de chasser.

Il est à remarquer que les vampires des origines ne sont pas des créatures au charisme incroyable ni à l'intelligence hors du commun, ce sont des morts-vivants décérébrés et violents. C'est le cas du Ghûl Egyptien qui presse ses victimes comme des oranges ou du Vampyr des Balkans qui cherche au hasard une victime après sa mort pour la déchiqueter de ses crocs.
Dans certains cas, les créatures approchant du vampire sont d'ordinaires citoyens. Le Grec Vrykolakas est un être non humain, éternel mais qui vit comme tout un chacun, retournant à son sépulcre le dimanche uniquement et ne craignant pas la lumière du jour. C'est aussi le cas de certaines légendes de la Nouvelle Orléans, où un vampire Jazzman, très certainement inspiré du Baron Samedi, remontait le temps d'une heure pour pouvoir satisfaire ses envies de sang sans se faire prendre lors de son meurtre.

L'explication du mythe du vampire peut aussi se faire de façon plus rationnelle, par exemple, les cas de vampirisme. Il est évident que le cinéma a énormément démocratisé cette légende, depuis le très connu Nosferatu (1922) à Prédateurs (1983) - David Bowie et Catherine Deneuve - suivi de Lost Boys (1987), Entretien avec un Vampire (Anne Rice - 1994) ou encore Vampires (John Carpenter - 1998). La télévision n'est pas en reste avec Buffy contre les vampires (1997) par exemple.

Cette créature représente la recherche de la perfection de nos sociétés, Sensualité, Immortalité et Pouvoir. Il reste toutefois possible d'expliquer les cas de vampirisme - prétendus - par des moyens plus rationnels tels que des maladies. La catalepsie par exemple provoque un état de parfaite paralysie, difficilement différentiable d'un état de "sommeil mortel". C'est pourtant un symptôme psychiatrique se retrouvant dans des maladies telles que la schizophrénie ou dans le cas d'un état hypnotique profond. C'est d'ailleurs ces raisons qui semblent vouloir expliquer les cas de zombification ou de vampirisme vaudou - généralement après un enterrement accidentel de la victime qui excite les imaginations. On peut aussi citer la porphyrie, le xeroderma ou le lupus, qui ont pour symptômes des modifications de la peau (peau très blanche par exemple), des hyper photosensibilités ou des rejets corporels sanguinolents. Ajoutez la caractéristique anti-putréfaction de l'arsenic par exemple pour obtenir un caractère ésotérique et vampirique indéniable.

Il reste qu'en général le vampire a pour raison d'être de nous faire frissonner devant un bon livre et qu'il peut aussi être très jouable - Legacy of Kain, BloodRayne, Vampire : Redemption ou Bloodlines pour les jeux vidéo, Vampire : DarkAges, Mascarade, Requiem pour les jeux de rôles.

Voici donc vos premiers pas dans l'univers du Vampirisme, protégez vos jugulaires...
News du 28-01-2006 à 23:28 par Nels_le_Chileno

Le virage à gauche de l'Amérique latine : tous dans la même direction?

Evo Morales et Michelle Bachelet ont respectivement gagné l'élection présidentielle bolivienne et chilienne. On salue en Europe le mouvement socialiste qui est censé gagner du terrain en Amérique latine. Mais est ce que tout le continent va dans la même direction?

Des points communs

L'un est Aymara dans un pays où la ségrégation est une réalité de tous les jours, l'autre est une femme dans un pays à la réputation machiste. L'un a dû se battre en tant que syndicaliste cocalero, l'autre a dû s'enfuir de son pays lors de la dictature de Pinochet. Les points communs ne manquent pas, et les médias n'ont certainement pas manqué de les faire ressortir. Pourtant quels sont les véritables enjeux de ces élections ? Est-ce que la révolution bolivarienne est en marche ?

Une volonté de renouveau en Bolivie

La Bolivie est considérée par beaucoup de spécialistes comme l'un des pays les plus pauvres d'Amérique du Sud. C'est suite aux revendications sociales des Aymara et d'autres clans que Morales a pu prendre la tête des élections et ce dès le premier tour. Influencé par Fidel et sa révolution cubaine mais aussi par Chavez, Morales semble décidé à utiliser les ressources naturelles de la Bolivie afin d'en accroître son développement. Les réserves de gaz naturel en Bolivie permettront ainsi sans doute une restructuration économique à l'image de ce qui se fait au Venezuela depuis l'élection de Chavez. D'ailleurs, les premiers partenariats évoqués ont fait mention d'échanges actifs entre les deux hommes.

Une continuité socialiste au Chili

Michelle Bachelet est la première femme présidente de la République de toute l'Amérique latine. C'est un fait, et qui mérite déjà de s'y attarder. Pourtant, ce n'est pas la volonté chilienne d'une innovation en Amérique latine qui a donné la victoire à Mme Bachelet. Il ne faut pas oublier malgré le peu d'informations dans les médias français que Ricardo Lagos et son bilan considéré comme positif a été un moteur de la campagne de Bachelet. Les indices macroéconomiques n'ont pas évolué, et les investisseurs font toujours confiance dans le marché chilien, soutenu par les cours du cuivre qui s'envolent. Seule ombre au tableau : 75 % de la jeunesse chilienne ne s'est même pas inscrite sur les listes électorales. Il faudra gagner la confiance de la jeunesse pour que le bilan soit positif.

La vision simpliste d'un immense continent

Il est facile de considérer l'évolution politique de l'Amérique du Sud comme unique, dans une seule direction. Ce serait tout de même un argument fort pour les campagnes actuelles et d'avenir des socialistes européens. Mais ce serait sans doute nier les différences structurelles et culturelles de tout un continent. Comparer Evo et Michelle, c'est associer le syndicalisme militant à un mouvement social-démocrate, qui a intégré l'idée d'une économie de marché libérale. Ce serait comparer un pays ayant un excédent budgétaire de 3 % et un pays devasté par les inégalités qu'est la Bolivie...

Mais nul doute que les Français ne feront pas la différence. Nul doute qu'il est moins grave de confondre un Chilien et un Bolivien... qu'un Breton et un Normand...
News du 22-01-2006 à 00:58 par Nehwon

Justice ?

Après plusieurs affaires assez désolantes, notre justice est aux portes de la réforme. Mais que doit-on réformer ? Il me semble inconcevable que, dans notre Société, on ne puisse prendre des mesures de bon sens sans pour autant revoir les institutions. Prenons l'exemple du procès, fiasco médiatique, pour une fois à raison, d'Outreau.

Existe-t-il des cas où le droit des personnes, quelques soient leurs crimes - en outre, non avérés, puisqu'ils ne sont pas jugés - puisse passer après les "obligations" de l'administratif ? La réponse réaliste est Oui, puisque les parquets sont bondés et que les juges et avocats ne peuvent, correctement, réaliser leur service au public, puisque chacun d'entre nous, à tord ou à raison, est potentiellement un justiciable. Dans le droit la réponse est Non, l'homme, qu'il soit fautif ou non, n'est déclaré coupable qu'après un procès en règle.

Alors pourquoi y a-t-il des condamnés pré-procès ? Je m'explique : une personne qui passe en prison pour une affaire aussi grave que celle d'Outreau, qui y reste trois ans pour des faits qui ne sont pas avérés, visiblement - aux dires que je crois parfaitement - brisée par les brimades et les "regards" - pour ne pas dire plus - des personnes qui vivent en milieu carcéral, et qui au final perd logement, travail voire famille, pour un crime qui est finalement jugé comme une erreur, n'a-t-elle pas simplement été punie ? Ne faut-il pas lire la prison préventive comme une insulte à la liberté et donc comme une agression aux lois qui devraient être les seules à régir notre code : Liberté, Egalité, Fraternité ?

Que dire maintenant des choses telles que le secret de l'instruction, surtout dans des affaires aussi complexes que celle d'Outreau, la solitude du magistrat instructeur ou la présomption d'innocence ? Ce qui est appliqué ne correspond pas à ce qui est écrit et il y a plus que la mise en cause du magistrat instructeur.

Parfois il est vrai que les justiciables sont dangereux ou potentiellement fugitifs et il est nécessaire de les incarcérer, mais est-ce toujours le cas ? Cette mesure semble être devenue la règle alors qu'elle devait être l'exception. Est-ce comme cela que le système français veut voir les solutions qu'il offre à ses citoyens ? Il est vrai que chacun peut devenir un délinquant, une fois dans sa vie, pour des raisons avérées ou non, c'est aux juges d'en décider, mais nous ne devrions pas risquer de payer une potentielle erreur de jugement d'un enquêteur - ne les blâmons pas plus que de raison non plus, ce sont des hommes après tout - avant même que les débats aient débuté.

Monsieur le Ministre Clément, je ne chercherai pas à faire de vilains jeux de mots. Vous devriez offrir un peu d'air à notre système judiciaire. Avant d'inscrire les mesures indiquées dans vos voeux au coeur de nos textes, peut-être devriez-vous tenter de remplir les bancs qui mènent en haut de nos juridictions, préparer les juges novices par un "apprentissage" du terrain, prévenir les abus d'incarcération par des mesures plus normales dans le cas de personnes ne présentant pas de danger pour la population ou pour elles-mêmes, et commencer par garder secrète l'instruction même au niveau des gardiens de vos prisons pour que des bavures comme celle d'Outreau n'entachent plus notre Justice.

Vos mesures semblent bonnes, en particulier celle que vous proposez par rapport à la solitude du juge, mais sera-t-elle bien applicable ? Les tribunaux sont engorgés, ce sont les magistrats eux-mêmes qui s'en plaignent. La sécurité des personnes qui y travaillent semble même compromise dans certains cas. Il me paraît étonnant que comme réponse, vous formuliez des voeux de législation. Une augmentation du nombre et une formation des magistrats ne seraient-elles pas plus indiquées ?
News du 15-01-2006 à 02:44 par Muzikals

Où est passée la magie de Noël ?

Ha, les fêtes avec leurs repas de famille (où on ne connaît parfois pas la moitié des invités) ou entre amis (pareil) avec caviar, saumon, dinde et huîtres (parfois pas très fraîches, je sais de quoi je parle), le sapin qui sent bon mais qui perd ses aiguilles un peu partout et surtout, les cadeaux ! Ces jolies boîtes entourées de papiers colorés, ces choses que nous attendons tous et sur lesquelles nous nous jetons le 25 au matin (ou le 24 au soir pour les plus impatients).
Qui n'a jamais reçu le "beau" pull en laine qui gratte, tricoté main par mamie Jacqueline, trois fois trop grand et arborant des motifs des années 80, ou encore l'album d'un chanteur inconnu qui, dès la première écoute donne envie de ne pas le réécouter et de le ranger bien au fond de sa bibliothèque.
Oui, c'est vrai, ils ne sont pas toujours bien ciblés ces cadeaux, mais ils font plaisir tout de même, c'est le geste qui compte donc on les garde quand même, ne serait-ce que comme souvenir ou plus normalement par respect envers celui qui l'a offert... Respect vous dites ? Et bien certaines personnes doivent avoir une conception étrange du respect car ils REVENDENT leurs CADEAUX de noël. De plus, certains sites de ventes en ligne dont je ne citerai pas les noms encouragent cette pratique irrespectueuse.
Certains me diront "Oui, mais quand on a un cadeau en double, gna gna gna ((c) ElDino))..." Bah ouais... Et alors ? Est-ce une raison pour le revendre ? Il est cent fois plus sympa de l'offrir à son tour à quelqu'un que vous connaissez, ça fera un cadeau en plus et ça ne cassera pas la magie de Noël et ça pourrait même lui faire très plaisir. Et puis avez-vous pensé à la réaction de la personne qui vous a offert le cadeau si elle apprenait que vous avez revendu ce qu'elle pensait vous faire plaisir ? C'est un coup à ce qu'elle vous tire la tronche pendant des mois, voire plus.
En tous cas, je n'ai pas de conseil à vous donner, mais je pense sincèrement qu'offrir à son tour un cadeau en trop ou qui ne vous plaît pas rendra heureuse la personne à qui vous l'offrirez et ne vous donnera pas mauvaise conscience :)

Sur ce, bonne et heureuse année 2006 à Tous sur TSD ;)
News du 08-01-2006 à 23:29 par Dvorak

Peinture de guerre

A la veille de la fin d'année 2005, j'ai pu observer l'arrivée en France d'une guerre féroce, dont l'origine remonte… aux USA (pour changer).

Il s'agit des décorations de maisons, avec concours de quartiers ou de village et récompense de la plus belle maison.
Si certaines des décorations soulignent de manière distinguée la période de fête et s'intègrent bien dans le paysage (une petite guirlande dans l'arbre, un petit père noël lumineux à la fenêtre), beaucoup adoptent une approche pâtissière.

Le but est, ayant un jardin de surface fini, d'y insérer le maximum de décorations, chaque décoration étant choisie avec l'aide d'un luxmètre (appareil de mesure de la luminosité).
Plus c'est tape à l'oeil, mieux c'est.

Le résultat est simplement (ATTENTION : avis personnel) atroce. Pour peu que le jardin soit bien visible, tout le quartier est défiguré.

Même sans parler de la consommation d'énergie, des dépenses effectuées pour un affichage assez limité dans le temps, c'est donc une coutume que je n'apprécie guère (pour rester poli).
News du 18-12-2005 à 13:23 par dvorak

Et pour quelques secondes de plus.

Donc, depuis un an et six mois, je travaille. Et je comprends pourquoi les adultes (dont je fais partie maintenant :( ) regrettent tant l'école.

En effet, quand on étudie, on a un truc génial, un machin que n'importe quel employé ou patron rêve d'avoir : UN EMPLOI DU TEMPS.

Ca paraît bête, mais savoir ce qu'on fera dans six mois (exams, partiels tout ça), ça a quand même un avantage. C'est vrai qu'il y a les devoirs, les projets, mais on ne vous demande que des trucs qui sont raisonnablement réalisables dans le temps imparti. Et qui, dans l'absolu, sont possibles.

Je pense qu'à ce niveau du texte, il convient de préciser que je suis ingénieur en bureau d'études. En gros, des clients viennent nous voir avec un problème, dans notre domaine de compétence (la plupart du temps) et on essaie, à l'avance, d'imaginer le temps que ça va nous prendre pour trouver la solution, pour faire un devis fixe.
Bien entendu, on ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber. Les contrats, c'est comme les guerres, on sait quand on les commence, pas quand on les finit.

Entre le client qui veut un truc impossible, légalement, voire même impossible techniquement, les contretemps, les mois qui passent quand on attend désespérément la réponse d'un organisme ou d'une personne qui n'en a rien à faire de nous, les projets refusés au stade terminal et qu'il faut reprendre depuis le début, ... y a des fois on pète les plombs.

C'est alors, que, surgissant de nulle part, arrive LA musique d'attente tellement kitch, tellement ringarde, tellement nanarde, que vous êtes mort de rire, comme ça pour rien.
C'est le troisième coup de fil de l'après-midi, vous n'avez toujours pas réussi à avoir l'information que vous cherchez, le responsable est en vacances, on vous trimballe de service en service depuis dix minutes et là, paf, les Quatre Saisons de Vivaldi (le mètre étalon des musiques d'ascenseur) mal joué à l'orgue Bontempi.

La magie existe dans le monde, je l'ai rencontrée.
News du 12-12-2005 à 22:46 par yadana

Temporaire

Comme vous avez pu le remarquer, depuis quelques temps l'activité du site a beaucoup ralenti jusqu'au point mort. Il y a une raison à cela.
En septembre, j'ai appris que j'étais mutée (et donc que je devais déménager) et depuis, notre temps, à Karasu et moi, s'est partagé entre boulot, recherche d'appart (une véritable horreur), préparation du déménagement et démarches diverses.
Là, on vient d'emménager, ça fait même pas une semaine, dans notre nouvel appart. Les meubles sont remontés, les cartons vidés, mais rien n'est encore rangé. Aujourd'hui, on vient de récupérer notre connexion internet (on a fait la demande seulement jeudi dernier !).
Donc, la vie du site va reprendre petit à petit, le temps de mettre un peu d'ordre partout. Encore un peu de patience ^^.
News du 13-11-2005 à 17:06 par Nehwon

Paris brûle-t-il ?

Voilà que notre belle France, la France du Black-Blanc-Beur, prend un raccourci par la case désordre social. Tentons de définir "désordre". Dans le cas des médias actuellement, le désordre se définit par le nombre de voitures brûlées, par le nombre d'arrestations dans la nuit et dans le nombre d'exemplaires de nos chers canards vendus. Je passerai sur mon sentiment profond pour les "journalistes" qui ne font "que" leur travail.
La France se déchire, remarquez que la France a toujours été un pays déchiré entre une Egalité toute théorique et une Fraternité qui fait encore tagger des croix gammées sur des tombes juives. Il nous reste la Liberté, voyons, celle de regarder avec le sens critique d'un âne une télé-poubelle qu'il nous faut pourtant payer 116 € à l'année. Et vous appelez ça du service public ?

Revenons-en aux cités qui s'embrasent suivant les titres consacrés de nos journaux à sensation qui sont pourtant de grands quotidiens nationaux. Deux mots m'interpellent dans cette phrase, le premier étant "embraser", bien sûr, parce que la cité approcherait plus le niveau de l'enfer sur terre que celui d'un petit feu de broussailles. Et le second mot est "cité"... ça vous paraît étrange ?
Le terme de cité, qui pourrait très bien être "communes" ou le mot "ensemble", représente le fond du problème. C'est actuellement un synonyme de "ghetto". Les pouvoirs politiques cherchent des solutions pour faire taire les protestations, peut-être devraient-ils aussi penser à appliquer les principes d'urbanisme du siècle dernier et à abattre les murs de la honte d'être un immigré. Parce qu'on n'est plus un immigré après trois générations, on devrait être un Français. Pas un "Français d'origine étrangère", un Français tout court.

Maintenant, j'ai du mal à comprendre la solution que ces jeunes Français utilisent pour faire valoir leur malaise. Mais je dois dire aussi que j'ai simplement du mal à comprendre le principe de casser pour protester. Alors j'ai aussi beaucoup de mal avec le principe de certains fonctionnaires de l'état, en particulier des fonctionnaires de la force publique qui, sous prétexte que la plupart des agressions ont été commises par des jeunes à la peau un peu mate, vont prendre chaque jeune beur pour un délinquant en puissance, et comme le disait Monsieur le Ministre Begag, il est inadmissible que l'on doute de la nationalité de quelqu'un et de son intégrité sur le fait qu'il soit noir ou beur.
Je ne comprends pas plus la raison qui pousse les "jeunes des quartiers" à briser leurs endroits de vie. A moins, bien sûr, que cet endroit soit plus un endroit de malheur que l'endroit agréable qu'ils sont en droit d'attendre. Remarquez bien que cette réflexion rejoint parfaitement mon premier point. J'entends beaucoup de choses sur les solutions à cet état de fait, je crois que l'emploi n'est pas le seul problème. Je crois aussi profondément que l'éducation est un souci important et que les responsables ne sont pas uniquement les parents dans ce cas.

Les pouvoirs publics ont prouvé leur manque de responsabilité dans le dossier des banlieues sensibles. La raison en est que les communes de France ne sont pas toutes au même niveau. La plupart des communes se sont vues obligées de construire une quantité définie de logements sociaux (ce qui ne veut pas dire "taudis") sur leur territoire, et ce, assorti d'amendes importantes en cas de non respect de la consigne, alors pourquoi reste-t-il encore des quartiers sensibles ? Simplement parce que cette loi n'est pas respectée par l'ensemble des communes de France. Celles qui ont la possibilité de choisir l'amende, préfèrent ne pas respecter pour garder un certain standing, je suppose. Mais, c'est une des raisons qui provoque les foudres actuellement, le Ghetto arrive finalement hors de son niveau de tolérance et explose. La destruction est-elle donc le seul moyen de se faire entendre ?... J'ai peur que oui, puisque les autres solutions ont échoué à cause d'un manque d'écoute, d'un langage différent ou d'une rupture du dialogue dans les deux sens.

L'analyse que j'ai pu relever dans un certain nombre de médias correspond à dire : si l'ordre n'est pas respecté, c'est que nous ne sommes pas assez fermes avec ces jeunes. Mon analyse est que si deux jeunes gens se mettent dans une situation tellement dangereuse qu'ils y laissent malheureusement leurs vies à cause d'un contrôle de police, c'est qu'il peut y avoir deux raisons. La première serait bien évidemment celle que l'on entend partout : "Ils avaient certainement quelque chose à se reprocher". J'ai l'intime conviction qu'il y a une autre raison. Peut-être avaient-ils simplement peur qu'on les condamne sur leur apparence. Non, je ne compte pas maintenant faire ce que la plupart des bons Français font : "Je comprends les fonctionnaires qui agissent comme ça", ai-je dernièrement entendu dire, "à force de subir des agressions". Désolé, mais non, si un policier qui est sensé représenter la loi est incapable d'être autre chose qu'un homme, raciste de surcroît, alors il faut qu'il change de métier.
Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça, et beaucoup de nos fonctionnaires de police, de gendarmerie et de police municipale font un travail exemplaire. Toutefois, je trouve tout aussi impardonnable le manque de respect qui consiste à douter de la nationalité d'un jeune beur sous prétexte qu'il est beur, que celui qui consiste à cracher sur les policiers.

J'ai peur aussi, M. Sarkozy, que l'autoritarisme sécuritaire ne soit en aucun cas une solution au mal être des banlieues et des jeunes gens qui y vivent. "Il n’est pas acceptable que nos banlieues soient devenues des zones de non-droit, où règne une minorité agissante de hors-la-loi." (www.sarkozynicolas.com), mais à qui la faute, certainement pas aux jeunes qui doivent supporter ce type d'endroit pour vivre. L'interpénétration des raisons rend inextricables les fils de la solution. Alors, abattons les murs plutôt que les gens, libérons une jeune Française qui devrait avoir, comme l'ensemble des jeunes Français, le droit de vivre, d'apprendre et de devenir. Les torts sont partagés. Vous visez les mauvaises cibles. Elles répliquent grâce à des moyens qui les rendent finalement hors-la-loi.

Si nous parlions, avant de combattre ?
News du 11-09-2005 à 23:31 par yadana

Fulguro... ah bah non

Alors que les avions et autres appareils aériens continuent de tomber un peu partout dans le monde, Goldorak n'arrive toujours pas à décoller en France (et j'ai été privée de mon nanar jeudi dernier '( ).
Hé oui, alors que Goldorak était annoncé dans nos vertes (?) contrées, le voilà une fois de plus poursuivi par la malédiction des problèmes de droits. Car si la série n'a pas tellement marché au Japon, son pays d'origine, c'est une véritable manne financière en France. Et comme de nombreuses personnes ont travaillé dessus (créateur, doubleurs, studio de production…), tout le monde cherche à récupérer sa part du gâteau. La bataille judiciaire a fait rage au Japon et en France, ça ne fait que commencer. Après avoir été diffusée sur plusieurs chaînes, la série n'avait jamais eu droit à une sortie en DVD à cause notamment de tout ce bouillonnement au Japon. Ceci devait être rattrapé en septembre mais ça ne sera pas encore pour cette fois. En effet, deux sociétés clament être en possession des droits pour la France et disent qu'ils n'ont pas été cédés à Déclic Images, qui se retrouve du coup avec une sale image. Qui dit la vérité ? Qui a grugé l'autre ? Chacun se réclamant de son bon droit, l'histoire se réglera une fois de plus devant la justice. Tout le monde y va de son commentaire, prend partie et se fait juge (sans rien connaître au Droit, mais c'est souvent considéré comme un détail).
Fans de Goldorak, gardez encore vos vieilles cassettes, leur vie se voit prolongée d'encore quelques mois, voire années.
Personnellement, la sortie DVD de Goldorak m'importe peu (je ne suis pas de ceux qui clament que c'était mieux avant ; du coup, l'engouement pour toutes ces vieilles séries me passe loin au-dessus). Une chance, ce jeudi, le nanar est de retour ^^. "L'île des komodos géants", ça vous tente ? A quand le vrai docu fiction sur la malédiction de Goldorak ?
News du 04-09-2005 à 12:52 par yadana

L'ironie du sort

La rentrée bat son plein. Rentrée des classes (qui a eu l'idée de la faire un vendredi ? vraiment ridicule), nouvelles grilles télé (vive le retour des nanars le jeudi soir ^^), revendications salariales à venir...
Pendant ce temps, de l'autre côté du globe, Katrina a ravagé la Louisiane et le Mississipi. Les images surréalistes de caddies surfant sur les flots ont été supplantées par des visions post-apocalyptiques. Villes détruites, rasées. Paysages ravagés. Mais surtout population délaissée. Comment ce pays qui se veut être le maître du monde peut-il laisser crever une partie de sa population dans l'indifférence la plus totale ? La catastrophe était inévitable, qu'elle ait été commanditée par Dieu, Allah ou la Nature. Entre le détournement des fonds destinés à la construction de digues pour financer les troupes qui se font massacrer en Irak et l'absence de plan d'évacuation des populations digne de ce nom, tout était réuni pour amplifier la catastrophe. Et oui, construire des digues ça coûte beaucoup d'argent et surtout ça n'en rapporte pas. Et qu'est-ce qu'on s'en fout de ceux qui n'ont pas pu partir par leurs propres moyens puisqu'ils sont noirs et pauvres...
Apparemment Hollywood n'a pas encore assez oeuvré et doit faire plus de films catastrophes (dont les Américains sont pourtant les spécialistes). Où sont passés les gentils héros américains patriotes qui sauvent leur pays ? La fameuse "civilisation" ne tient pas à grand-chose.
La catastrophe était annoncée, on savait où et quand. Alors pourquoi n'ont-ils pas été sauvés ? Affréter des bus, des hélicoptères, stocker de la nourriture et de l'eau, prévoir des zones d'évacuation... Rien n'a été fait à temps. Evacuer après, c'est trop tard pour beaucoup... Et au lieu d'envoyer des produits de première nécessité, on envoie les troupes fraîchement rentrées d'Irak avec pour ordre de "tirer pour tuer".
Le gouvernement américain a fait appel à l'aide internationale. Quelle ironie de se voir aider par la Suisse (avec son pétrole, mwahahaha) ou encore pire par Cuba, l'ennemi de toujours.
La fierté américaine en prend un sacré coup. Allez, George, un bretzel ?
News du 24-07-2005 à 12:37 par Droopy

Du plaisir de partir (et de revenir)

Et voila, enfin chez soi :D
Après un an passé loin de chez moi en France, je reviens pour quelques temps en vacances. Et je suis content de revenir. En fait, quand on s'éloigne de chez soi, on découvre de nouvelles choses, de nouvelles opportunités, de nouvelles personnes. Mais quelle est la part de nos racines dans tout ça ?

En partant, je ne pensais pas qu'avec le temps, j'en finirais par avoir la nostalgie de mon Bordeaux natal. Oh, pas que je le regrette ou que je soit mécontent d'en être parti. C'est même le contraire. Il s'agit d'une période de ma vie ancienne, qui m'a plu souvent, déplu parfois, mais qui est désormais terminée. Mais j'ai la nostalgie de Bordeaux. Au début, j'en faisais une description que j'espérais le plus fidèle, avec ses bons et ses mauvais côtés.
Mais plus le temps passe, plus les mauvais côtés s'estompent, plus les bons reprennent le dessus. Quelle est la part de choses passées sous silence et celles enjolivées par le souvenir ? Je ne saurais dire, mais j'ai l'impression que plus on s'éloigne d'un lieu qu'on a bien connu, plus le souvenir en devient flou et agréable.

En revenant, je ne pensais pas non plus que je serais aussi critique sur Montréal. Bon, qu'on se mette d'accord, je me plais très bien là-bas. Mais, la première année, en revenant dans mon pays natal, je donnais mes impressions sur mon nouveau lieu d'habitation. Et elles étaient bonnes. Cette année, je suis plus critique. Est-ce seulement parce que je connais mieux mon pays d'accueil ? Ou parce que je suis moi-même plus critique sur ce que je vois ?
La question est de savoir si c'est la connaissance d'un lieu qui me le rend plus réaliste ou si c'est ma vision qui change par rapport à ce que je savais déjà.

J'apprécie particulièrement de revenir chez moi. Même si je suis plus inconfortable cette année, car je me sens plus distant de mon environnement. Quand je suis revenu l'an dernier, je me suis rapidement et inconsciemment réadapté. Cette fois, la distance est plus grande, je me sens plus étranger, mais en même temps plus satisfait.

Enfin, tout ça pour dire que, si jamais vous en avez l'occasion, voyagez. Partez plus ou moins loin, visitez de nouveaux lieux et revenez. Votre vie ici vous paraîtra moins monotone et plus diverse. Voir de nouveaux lieux, partagez des expériences, c'est formateur, et tellement enrichissant. Je suis parti Français, je reviens Canadien et mes deux cultures s'agglomérent pour faire de moi ce que je suis, à l'aise dans les deux cultures (enfin, plus en Français qu'en Canadien encore pour le moment), mais aussi en décalé et critique sur les deux. En fait, ma vision du monde a changé, je me sens plus ouvert, plus riche et tellement plus satisfait de ce que je vis.

Comme quoi, "les voyages forment la jeunesse" est un mensonge, car les voyages forment tout le monde, quelque soit l'âge. Je ne regrette rien de mon choix et vous encourage à changer d'air aussi souvent que possible. Vous ne le regretterez pas non plus.
News du 04-07-2005 à 22:20 par Dvorak

Le soleil

Je n'ai jamais vraiment compris l'intérêt que certains trouvent à se faire dorer au soleil. Flemmarder, dormir, fainéanter, d'accord. Mais pourquoi essayer de dorer ?
Ou, pour être exact, le soleil tapant de la même manière à partir du moment où on est dehors, pourquoi ceux qui veulent bronzer restent toujours sans bouger, allongés quelque part, alors que ceux qui font du bateau, du beach-volley, du kayak, etc... finissent tous aussi bronzés, mais en meilleure forme (d'ailleurs, eux aussi se reposent, mais à l'ombre en général).

En fait en y réfléchissant bien, les meilleurs bronzages sont ceux obtenus par ceux qui travaillent dehors. Le burinage par le soleil et la poussière donnent certainement le meilleur teint hâlé.

Enfin...

A une époque, la mode était de rester le plus pâle possible. C'était le temps des ombrelles, des chapeaux larges et des gants longs.

Suivre la mode a quelque chose de cyclique (et encore, je parle de mode à cycle long).

Dvorak, qui aurait dû garder un T-Shirt quand il creusait en plein soleil (et qui suivra la mode quand il aura que ça à faire, peut-être)
News du 05-06-2005 à 17:22 par Nehwon

Du fossé entre la politique et la citoyenneté

Voici un moment que l'on parle de cette fameuse constitution européenne. La plus grande étrangeté, c'est que c'est maintenant qu'on tente de se l'expliquer. Et, encore une fois, nos amis politiques se trompent de raison. Pour une fois que les médias ne sont pas les uniques responsables d'une débâcle de communication, il serait certainement intéressant de se poser la question de la raison.

Attention, je souhaite être bien clair, je ne compte pas débattre du texte ou de la raison d'un NON, c'est autre chose qui m'intéresse. C'est en effet la constitution qui trinque, mais ce n'est pas uniquement à cause d'un malaise européen, me semble-t-il.
Reprenons le fil des possibilités : peut-être est-ce simplement un désintérêt sur le sujet qui serait responsable de cet état de fait ? Visiblement non, les français ont voté en masse. Une possible désaffection de l'intérêt politique alors. Peut-être bien, mais n'y a-t-il aucune raison ? Et si, finalement, la faute n'était pas du côté des citoyens mais du côté de leurs représentants ?

Lorsque l'on a eu, comme moi, le réflexe salvateur et citoyen de tenter de s'informer avant de répondre à une question qui implique l'ensemble des citoyens de notre pays, j'ai eu la douloureuse impression qu'on opérait une esquive verbale pour me faire comprendre que je n'étais pas assez intelligent pour intégrer des concepts que seuls les politiques, maîtres de la langue de bois, pouvaient intégrer facilement.
Un peu outré, vaguement choqué, je me suis dit, « il n'est pas de mon bord celui-là, c'est certainement pour ça que je ne comprends pas ses arguments. ». En fait non, puisque le suivant, dont je suis la ligne de pensée cette fois, reprend peu ou prou les mêmes termes.

Donc le vote négatif serait une catastrophe pour la France, irrémédiablement exclue de l'Europe, clairement avant-gardiste et unique planche de salut dans un futur mondial aussi noir que la pire des nuits. Mais de quoi parlait-on ? D'une doctrine religieuse qu'il faut suivre pour le salut de notre âme ? Il m'a semblé que l'on parlait d'une constitution européenne, non ?

Pendant près de 10 jours, je me suis acharné, outre en lisant le texte lui-même, à tenter d'analyser les commentaires des diverses parties et groupes en présence, mais non, rien. A chaque fois que l'on s'approche du fond, on coule vers les profondeurs – si vous me permettez le jeu de mot.
Le plus abyssal fut atteint quelques jours avant le scrutin puisque, lors d'un débat qui tournait au pugilat, j'ai pu constater que les politiques présents esquivaient à tour de rôle le texte de façon éhontée. En effet, l'un d'eux a été jusqu'à dire qu'il n'allait pas citer l'article de la constitution car « ce serait trop long et trop complexe ». C'était donc clair, les Français, citoyens, adultes, majeurs et votants sont pathologiquement retardés, et on va leur fabriquer quelques icônes simples, histoire qu'ils n'aient pas besoin de lire et surtout qu'ils puissent comprendre qu'il faut voter OUI.

Outre le contexte et exit le texte, qu'est-ce que cela doit signifier ?

Est-ce donc cela la politique ? Prendre les citoyens qui ont le devoir de voter en conscience pour des moutons que l'on peut tondre sans qu'ils réagissent ? Visiblement, ce n'est pas le cas. Que la constitution européenne ait subi les foudres d'un traitement médiatique odieux, je ne le parierais pourtant pas. J'ai le sentiment qu'une majorité de mes concitoyens ne se sont pas, cette fois et contrairement au scrutin régional, trompés de cible. C'est bien l'ensemble des partis politiques qui était visé, pas le président, pas l'opposition, mais bien la gente politique elle-même.

Je dois vous avouer que je trouve cela salvateur. Il est immoral que des personnes qui ne sont rien sans leurs électeurs et qui, surtout, représentent ceux-ci, puissent se permettre de se payer leur figure – pour rester dans un domaine linguistique de rigueur qui ne me permet pas d'exprimer mon dégoût.

J'ai critiqué l'avant. Qu'en est-il de l'après ?

C'est pire. Maintenant, on s'entend dire que les citoyens ont voté n'importe comment, qu'ils se sont trompés de cible, et les critiques vont de plus en plus vite.

Stop. On a laissé s'exprimer des personnes comme des responsables d'association qui n'avaient rien de plus à dire sur le scrutin que n'importe quel autre citoyen. J'ai d'ailleurs trouver ce monsieur – intervenant sur Europe 1 quelques minutes après le résultat et dont je ne citerai pas le nom pour des raisons évidentes - assez mal placé pour traiter ses concitoyens de débiles. On a aussi laissé des politiciens vomir leur ressentiment par rapport à leur échec de communication sur leurs électeurs. M. le Président de la République vient même de débarquer son Sacrifié pour en prendre un autre. Mais à quoi cela rime-t-il ?

N'avez-vous donc rien compris ? Si une majorité a voté en son âme et conscience, les autres ont voté contre votre stupide vision de la plèbe. Que vous faut-il donc pour comprendre que le peuple ne veut qu'un peu de reconnaissance ? Nous en avons marre d'être pris pour des enfants – au sens étymologique – et de devoir rester silencieux. Cherchez-vous une autre révolution ?

Maintenant, un peu de logique. Généralement, quand on demande son avis à quelqu'un, on l'utilise pour réaliser la proposition, M. Giscard D'Estaing. Je pourrais aussi ajouter à l'attention de M. Chirac qu'on ne pose pas la question de l'accord du pays après avoir signé le traité mais avant ! Maintenant que la France a dit non et que les Pays-Bas ont suivi, en espérant que l'effet d'entraînement n'ait pas été aussi présent que vous voulez bien le penser, j'espère sincèrement que vous allez tous prendre un peu plus les Européens, vos électeurs, au sérieux.

Pour en finir avec cette marque doctrinale d'infantilisme chez les dirigeants, je me permets aussi de faire un petit clin d'oeil à M. Fabius qui va finir au coin pour avoir crié trop fort ses idées. Une autre politique pourrait être intéressante, non ?


Références :
La constitution européenne
M. Giscard D'Estaing
M. Chirac
M. Fabius
News du 29-05-2005 à 22:02 par yadana

Petit sondage :

Voudriez-vous pouvoir proposer vos propres chroniques depuis un espace membres ?


Sondage terminé !
Contrairement à celui sur la constitution, notre référendum a pour réponse le OUI à 61% :p


News du 02-05-2005 à 00:52 par Drizzt

Help

Je crois que je vais avoir besoin d'aide. D'ici quelques semaines, nous allons nous retrouver derrière les urnes pour voter un truc auquel je comprends rien. Tous les hommes politiques de droite comme de gauche se lancent la balle sans se mettre d'accord.
On me demande de voter pour quelque chose dont je ne sais rien, vu que je ne l'ai pas lu (avec 800 pages de juridique, ça ne risque pas d'arriver de suite), et d'en comprendre les tenants et aboutissants au niveau européen.
Normalement, on devait recevoir un exemplaire résumé de cette fameuse constitution... Je ne sais pas si le postier me boude, mais j'ai toujours rien reçu.
En fait, c'est pas un simple résumé qu'il nous faut, mais un vrai mode d'emploi qui nous indiquerait à quoi tout cela va servir et comment ils vont faire pour le mettre en pratique. Tout le monde n'a pas la connaissance nécessaire pour comprendre un gros pavé d'un texte briseur de neurones qui te donne plus envie de faire un feu de papier qu'autre chose.
N'empêche, ça fait pas du tout bourrage de crâne quand on les entend parler...
News du 22-04-2005 à 21:50 par yadana

Le (f)utile et l'agréable

Me revoilà pour un édito léger ^^. J'aurais pu vous parler du défunt Pape ("Le Pape est mort ! Vive le Pape") et de son successeur ("Habemus papam") ou bien encore de cette fameuse constitution européenne ("Votez oui sinon ce sera l'Apocalypse !"). Il n'en est rien. Après tout c'est le printemps, les beaux jours sont là, les arbres sont en fleur, une brise légère rafraîchissant l'atmosphère nous rappelle que l'été n'est pas encore tout à fait là.
Le sujet de cet édito risque de vous paraître assez surprenant. Etant la seule éditorialiste à ce jour (tous les autres étant des messieurs (d'ailleurs un grand merci à eux)), je me dois de vous parler d'un objet de la vie courante des femmes. Histoire de le démystifier ^^. Le sac à main. Objet de toutes les curiosités masculines empreintes d'un sentiment de méfiance et d'appréhension.
Quelle est donc cette bête curieuse que les femmes ont toujours sur elles, toujours remplie de milliers de choses ? Comment cette si petite chose peut contenir autant ? Incroyable mystère... Décliné en toute taille, en toute matière, avec fermeture éclair, boutons,... le sac à mains est l'Objet indispensable. On l'emmène partout. Annexe de soi, il est représentatif de sa propriétaire. Son contenu peut être assez varié mais est toujours absolument indispensable !
- du courant : clés, portefeuille, téléphone, chéquier...
- de l'utile pour au cas où : médicaments divers, protections hygiéniques, mouchoirs en papier...
- du futile mais si indispensable : peigne, glace, rouges à lèvres, poudrier...
- du franchement inutile mais tellement mignon (!) : petite peluche, goodies divers...
En fait, rien de bien méchant, non ? Ne regardez plus les sacs à mains de travers, ils ne vous mordront pas la main (donnez leur quelques cadeaux de temps en temps, histoire de les nourrir et tout ira bien ^^). Ne piquez pas de crise de jalousie devant les sacs à mains de vos amies. Après tout, vous avez les voitures, laissez-nous les sacs à mains ^^.

PS : contenu de mon sac personnel au moment de l'écriture de cet édito :
portefeuille, téléphone, clés, trois mouchoirs en tissu (indispensables), bloc-notes Diddl Tournesol (cadeau et pratique), stylo bille Pimboli (encore cadeau et toujours pratique), chéquier, lunettes de rechange (on sait jamais), carte d'une librairie, peigne pliable avec manche nacré (souvenir)
PPS : ah oui, une chose à propos de la chute de l'édito : j'ai le sac ET la voiture ^^.
News du 17-04-2005 à 19:30 par Dvorak

Une certaine vision des choses

Bien que ce ne soit pas vraiment le site pour le faire, je voudrais attirer votre attention sur un danger réel et souvent méconnu : celui des mondes imaginaires.

Beaucoup d'entre nous connaissent ça : pour échapper aux vicissitudes de la vie de tous les jours, il est parfois agréable de se plonger dans un monde imaginaire, rassurant, plus humain. Nous nous sommes ainsi amusés à lire des livres, des bandes dessinées, regarder des films, jouer aux jeux vidéo ou aux jeux de rôles.

Cependant, certains finissent par oublier les limites entre le monde réel et imaginaire. Ils ne vivent plus que dans leurs fantasmes et y consacrent leur vie. Cela n'est pas forcément dangereux, tant qu'ils continuent à gagner leur vie et ne mettent pas les gens en danger.

Certains spécimens que l'on peut croiser dans les conventions Star Trek et autres peuvent être inquiétants. On connaît bien sûr plusieurs cas de malades mentaux ayant commis leurs crimes conformément aux règles de leur univers de substitution. Il s'agit cependant de cas isolés.

Mais il existe de par le monde d'importants groupes de personnes qui se réunissent souvent, parfois plusieurs fois par jour, pour vivre ensemble leur illusion collective.
Ils s'y justifient à tous instants, forgent leurs vies en fonction et vont même jusqu'à tuer pour elle.

Et je ne parle pas de quelques homicides, mais de véritables massacres organisés, remettant en cause la paix mondiale.

Voilà pourquoi je milite pour l'interdiction totale des religions et l'internement des politiciens américains (entre autres).
News du 10-04-2005 à 14:34 par Nehwon

De la laïcité de la mort

C'est dans un moment de peine planétaire qu'il est logique de se poser des questions sur la douleur qui est ressentie par l'universel, l'humain générique ou la conscience générale. Qui n'aura pas été affecté par la mort du Pape, affecté par une disparition très rhétorique puisqu'il a enseigné que le monde d'en haut nous accueillerait après le Grand Passage. Pourquoi tant de gens pleurent-ils la mort d'une personne qui a attendu l'ascension, de part sa sainteté, que chacun de nous devrait attendre comme une délivrance ?

Il me semble aussi que la problématique va plus loin. En effet, pour quelle étrange raison l'humain cherche-t-il immanquablement une raison pour souffrir ? Après tout, même si le Pape est un grand symbole, il n'était avant tout que l'homme Karol Józef Wojtyła (1). A n'en pas douter un grand homme, mais un homme avant tout. Alors, pourquoi le pleurer plus que notre voisin proche puisqu'on ne le connaissait pas ? Alors qu'il professait que la vie après la mort se ferait près du Seigneur ? C'est une étonnante ubiquité que l'existence d'un homme d'Eglise de cette carrure, puisqu'il est le Prêtre des prêtres, celui qui porte la parole du Seigneur, mais aussi l'homme dont on va pleurer la disparition, comme pour un grand-père un peu trop absent.

Remarquez qu'il y a d'autres discussions, qui ne devraient pas avoir lieu, qui me posent problème. Prenons pour exemple la discussion sur la Laïcité, notre grand, notre souverain principe, qui n'est autre qu'une grande, qu'une énorme fumisterie. Comment, au nom d'un principe, peut-on demander à une personne de perdre une partie de son identité ? La religion n'est-elle pas un morceau de la personnalité ? La coutume n'est-elle pas elle aussi partie intégrante de notre moi ? C'est bien à un caractère social que nous avons affaire, une partie intégrante de notre apprentissage. Maintenant, peut-on dire que du fait de la laïcité de l'Etat - Etat qui n'est autre que l'assemblage, adapté géographiquement, de coutume, de langue et d'histoire, donc de personnes - on ne devrait pas mettre en berne les drapeaux d'un pays résolument ancré dans la religion chrétienne et plus exactement dans la religion catholique apostolique et romaine ?
Nous avons énoncé : "Le droit de manifester sa pensée et ses opinions, soit par la voie de la presse, soit de toute autre manière, le droit de s'assembler paisiblement, le libre exercice des cultes, ne peuvent être interdits. (3)". Etonnant revirement de situation, Manifester est autorisé, mais le montrer serait fourbe ? Je ne crois personnellement pas en Dieu, mais je ne comprends pas non plus l'acharnement que met la France – pays de liberté s'il en est – à déclencher des réflexions stupides et à voter des lois, qui s'opposent finalement à ses convictions pour faire respecter sa souveraineté, qu'elle semble finalement vouloir abandonner à une constitution européenne - bonne ou mauvaise.

Tout cela pour dire "Merci encore, M. Wojtyla" pour le travail que vous avez réalisé auprès de l'Eglise, qui ne doit pas être cité mais qui est pourtant si présent dans nos institutions et dans notre vie de chaque jour.

Qu'est-ce donc que cette mort qui fait d'un saint homme - je laisse l'appréciation du mot "saint" à chacun d'entre vous, mais c'est le nom qui lui est généralement donné - un sujet de détresse internationale mais aussi un sujet de polémique. Peut-être a-t-on à la fois besoin d'un rocher pour s'accrocher comme celui de l'Eglise et d'une nouvelle vision des choses y compris sur les questions de la religion ? Mais, qu'est-ce qui a changé dans les mentalités, alors qu'au début du siècle dernier, ce dilemme ne se serait pas posé. Sommes-nous moins enclins à croire à la rédemption, ou à croire simplement que la mort n'est qu'un passage, vers un monde nouveau ? Le rationalisme serait-il si vigoureux que l'ensemble de notre population serait en train de se dire : "Mais enfin, c'est comme ça que je vais finir !" ? Alors on regarde sa montre et on se demande combien de temps il reste avant la fatidique seconde où l'on "disparaîtra". Remarquez aussi qu'on dit "je vais partir" mais aussi "je vais disparaître". C'est tout de même nettement plus définitif. C'est aussi pour cette raison qu'on est triste de voir partir quelqu'un...

Et dans le cas du souverain, Prince du Rocher de Monaco (2), proche de sa population, on comprend l'affection qui peut se sentir dans les journées de deuil, mais dans le cas du Pape, qui a supporté sa charge avec vaillance et douleur, jusqu'à la fin, pourquoi tant de larmes ? C'était un inconnu après tout. Il faut dire aussi qu'il n'y a pas de raison de ne pas le pleurer, mais cette ferveur prouverait-elle le sectarisme, voire l'endoctrinement des ouailles vis-à-vis de leurs gourous. En fait, Pape signifie "Papa", ce qui explique bien des choses.

Pour terminer cette diatribe, assez provocatrice, je vous l'accorde, j'aimerais avoir une pensée pour tous ceux et toutes celles qui, autour du monde, viennent de perdre un proche ou qui sont en deuil de l'un des leurs. Car, je crois profondément que la plus dure des douleurs, c'est de rester quand on vient de perdre ce que l'on aime le plus au monde.


(1) Jean Paul II
(2) Rainier III de Monaco
(3) Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
News du 01-04-2005 à 22:52 par nels

La semaine du Boulet

De forme ronde, un peu aplatie aux pôles, et se déplaçant malgré sa grande masse en un mouvement parfaitement adapté à ce qui la propulse.
Non je ne vais pas vous faire un charmant petit texte sur la Terre, ou sur n'importe quelle sphère céleste, loin de moi cette idée. Une nouvelle semaine commence et nous allons rondement vous demander cette semaine de célébrer la semaine du Boulet.
Le Boulet ! Lui-même !
Attention à ce que vous pensez, à cet instant même votre pensée vagabonde et vous met devant les yeux l'image de cet être, humain d'apparence, coulé dans l'ignorance et la bêtise la plus profonde, attaché au reste de l'humanité par le fait d'appartenir à une confrérie que je soupçonne d'être internationale.
Loin de moi l'idée de développer tout un texte sur leur confrérie, je voulais juste vous signaler qu'à côté de vous, que parmi nous, ils sont déjà là et ils sont nombreux. Vous avez tous pensé à quelqu'un et peut-être même que quelqu'un a pensé à vous. On reste tous humains après tout, et je parie que l'on est tous le boulet de quelqu'un.
La semaine du Boulet est une semaine où j'encourage tout le monde à ne plus prêter attention aux boulets qui nous entourent de leurs attentions ralentissant l'avancée de l'humanité sur la route de la connaissance et surtout du bien être. Et oui, le boulet humain empêche l'intelligence de circuler autant que le boulet empêchait le prisonnier de prendre la clef des champs. Je parie qu'en oubliant les boulets durant une semaine vous sentirez bien mieux. Le boulet se complait à déplaire, alors ignorez les.
Je ne sais pas si mes solutions sont bonnes, mais j'aimerais bien voir une solution de la sorte appliquée ne serait ce qu'une semaine. Et si ça peut rendre le sourire ne serait ce qu'à l'un d'entre vous, enfin si quelqu'un a lu, bien je pense que ce sera un franc succès.
Alors, bonne semaine du Boulet à tous.
News du 26-03-2005 à 18:22 par Droopy

Droit à la vie... enfin... quand ça les arrange !

Je crois que l'information a filtré jusqu'en France, mais mes voisins du sud (les Etats-Unis) sont actuellement secoué par un débat "éthique" sans précédent.

Résumons d'abord les faits. Une jeune femme, à la suite d'un accident vasculaire, est tombée dans un coma végétatif il y a environ 15 ans. Depuis, elle ne "vit" que grâce à un système complexe de matériels médicaux. D'après les médecins, elle ne répond à aucun signal, seule la partie primitive du cerveau fonctionne encore, autrement dit, les activités vitales comme la respiration, le coeur ou la digestion. Sinon, aucune autre activité n'a été détectée, mis à part des sourires ou des spasmes de temps à autres. Elle ne semble même plus ressentir la faim ou la douleur. Son mari (enfin, depuis remarié à une autre femme) a fait une demande pour qu'elle soit, selon sa volonté déjà exprimée, "débranchée". Il l'a suivie pendant plusieurs années en essayant de l'aider, jusqu'à s'apercevoir que ces efforts étaient vains après quelques années. Depuis plus de 15 ans, l'état de santé de cette femme n'inspire aucun optimisme, et ne s'est jamais amélioré.

La demande du mari a été acceptée, et la jeune femme débranchée.

Je vous rappelle qu'on est aux Etats-Unis. Les parents de la jeune femme ont fait une demande opposée pour la laisser branchée. Le juge saisi de l'affaire a décidé, après étude du dossier médical et des arguments des deux camps, de donner raison au mari, gardien légal de sa conjointe. Les parents ont alors alerté l'opinion publique et fait appel. Je vous passe les détails, mais sachez qu'actuellement, le congrès américain est réuni en urgence pour faire voter une loi interdisant qu'on la débranche. Oui, vous ne rêvez pas. Une assemblée élue par le peuple américain, va voter une loi pour UNE personne. Le président Bush est même revenu en urgence d'un voyage diplomatique pour promulguer le décret dès que la loi sera votée. Quel bon président d'être aussi intéressé par le sort d'une de ses concitoyennes. Et depuis une semaine, les affrontements en pro et anti se sont succédés. Le pays entier se passionne pour ce débat. Les pressions de part et d'autre augmentent et les experts s'entredéchirent sur le sujet.

Tout cela me laisse un goût amer dans la bouche pour trois raisons.

Premièrement, sur la question de l'euthanasie. Je ne prendrai pas position à ce sujet, mais je pense que chaque situation doit se régler au cas par cas. Mais en tout état de cause, la situation doit se gérer de manière privée. Pas devenir un débat public de cette manière. Que les parents soient en désaccord avec le mari de la jeune femme, soit. Mais qu'ils ameutent l'opinion publique pour faire pression sur la justice, jusqu'à monter au plus haut niveau de l'état, cela me semble grandement exagéré. Même si je n'ai pas tous les éléments, il me semble quand même que dans ce cas-là, c'est plus les intérêts de la jeune femme qui devraient être promus. Le mari pense qu'il est dans l'intérêt de la jeune femme de la laisser mourir naturellement, comme elle lui avait déclaré en personne avant l'accident. Les parents pensent qu'il est dans LEUR intérêt de la laisser branchée en espérant qu'elle leur reviendra comme avant. Cherchez l'erreur. Et oui, j'ai pris position finalement…

Deuxièmement, les élus américains sont souvent prompts à dénigrer l'intervention de l'état dans la vie privée. Les républicains particulièrement sont plus que réticents à faire voter des lois dans lesquelles l'état interviendrait dans la vie des gens en général. Et là, ils vont voter une loi intervenant dans la vie d'UNE seule personne. En général, ils hurlent avec les loups contre l'état fédéral et le fait qu'il se mêle un peu trop de la vie privée des gens. C'est vrai quoi, imposer une assurance maladie, c'est une ingérence dans la vie privée, les programmes sociaux aussi, les bourses pour les étudiants dans le besoin aussi… Mais par contre, on peut voter une loi pour une seule personne quand ça va dans le sens de nos convictions (et que ca permet de nous faire mousser auprès de l'électorat). Qui a dit « deux poids, deux mesures » ?

Enfin, je trouve ça ironique que le président Bush soit aussi alerte pour tenter de sauver une seule personne (dans un coma végétatif depuis 15 ans, sans aucun espoir de s'en sortir, je le rappelle) en proclamant, je cite « que tout le monde à droit à la vie ». Oh la belle envolée lyrique… Juste une question comme ça. Il n'était pas gouverneur du Texas jusqu'à son "élection" à la présidence ? Ce n'est pas lui qui a exécuté plus de condamnés à mort qu'aucun autre gouverneur avant lui ? Droit à la vie, mais apparemment, pas pour tout le monde.

Le bilan de tout ce débat ? Hé bien, à mon avis, ça démontre bien que tout le monde est capable de s'asseoir sur ses principes quand on est au pouvoir, du moment que ça apporte un avantage.
Mais j'avoue que ce que m'accable le plus, c'est que des politiciens puissent exploiter ce drame pour se faire mousser, mesurer leur popularité ou séduire un futur électorat.

Une personne, végétative depuis 15 ans, est en train de mourir, selon ses volontés déjà exprimées. Est-ce trop demander que de la laisser suivre la voie qu'elle a choisie et de l'accompagner jusqu'à sa mort ? Est-il vraiment nécessaire de déployer tout ce tapage médiatique ?

Des fois, je me demande si j'ai pas envie d'aller vivre sur une planète moins "folle"...
News du 21-03-2005 à 01:15 par Drizzt

Ainsi revient le printemps

Il n'y a pas à dire, un peu de soleil et de chaleur, ça fait du bien.
Divine saison que celle là. Les hirondelles reviennent tout comme les shorts et les mini-jupes refont leur apparition petit à petit; le réfrigérateur prend pleinement ses fonction et se voit rempli de boissons fraîches, prenant la place du chocolat chaud ou de la tisane. Pour certain, c'est aussi l'occasion de faire la danse de la séduction histoire de faire chavirer quelques coeurs.
On a le poil plus brillant, les dents plus saines, le matin on se lève en chantant et le soir on se couche en dansant. On sent, le soir, comme un parfum d'été qui revient, on se surprend à lisser ses plumes et à se réentraîner à faire la roue, histoire d'être fin prêt avant de partir sur les plages de sable fin.
Pourtant, je ne sais pas pourquoi, mais c'est toujours dans cette période que les couples se séparent. D'après une amie, dans une année, il y a deux grand axes : automne, dépression ; printemps, séparation...
News du 13-03-2005 à 21:36 par yadana

Ô mon bon gâtô !

Innovons avec un édito culinaire.
Mes visiteurs les plus illustres ont tous eu l'occasion de goûter mon gâteau au chocolat, qui depuis a acquis une réputation d'incontournable.
Pourtant, ce gâteau n'a rien d'exceptionnel (si ce n'est qu'il est réalisé au four micro-ondes).
Donc voici en exclusivité, ma recette pour un bon gâtô moelleux au chocolat, qui plairait à tous vos nours, et vos invités, si il en reste !

Ingrédients :
200g de chocolat - 6 oeufs - 180g de beurre - 300g de sucre - 100g de farine
Faites fondre le chocolat et le beurre dans un petit bol (pas trop longtemps, sinon ça éclabousse partout et autant éviter d'avoir à nettoyer).
Verser la farine dans un grand saladier, puis le sucre, et y casser les oeufs. Bien mélanger. Ajouter le mélange de chocolat et de beurre. Là encore bien mélanger.
Beurrer un plat et le fariner (c'est mieux, je trouve).
Verser la pâte qui sent bon le chocolat dans le plat ainsi préparé.
Faire cuire au four micro-ondes une dizaine de minutes (mieux : en cuisson combinée si possible).
Et après, bien surveiller le gâtô pour pas se faire piquer sa part ^^.

PS : Pour un four normal, préchauffer à 200°C puis 25min de cuisson.
News du 05-03-2005 à 15:56 par Dvorak

Le Vieillard secoue son tapis.

Cela va faire une semaine que, tous les matins, le paysage est transfiguré. Les blancs moutons célestes, découragés par le froid, descendent paître sur terre, donnant au monde la couleur de l'albâtre le plus pur.

Cependant, en cours de journée, sous l'effet du regard d'Helios, le divin cheptel reprend son envol et le paysage redevient ordinaire, quelconque.

Cette transformation journalière, n'y étant guère habitué dans mon enfance, avait l'habitude de me réjouir par sa magie. Cependant, cela fait maintenant plusieurs année que j'ai migré dans les froides contrées de l'Est du pays des Francs.
Et le quotidien n'est guère propice à la féerie, seuls restent les faits.

Les activités sont ralenties, les projets sont arrêtés, les rouages givrés. Le cycle instable du gel/dégel ne provoque plus que frustration et inconfort. Et quand vient le repos hebdomadaire, les légions blanches ne sont même assez nombreuses pour satisfaire au culte du Dieu Schuss.

Les anciens me content d'ailleurs des histoires du passé, quand les vols de flocons venaient hiverner en la région de l'Aube de l'Année à la Fête du Passage, en si grande quantité qu'ils menaçaient de tout écraser.

Ces temps semblent cependant révolus.

Grâce au progrès, les rêves sont maintenant une espèce menacée.


PS : comme quoi, hein ?...
News du 27-02-2005 à 21:55 par Nehwon

Duplex perplexe...

« L'affaire qui a conduit à la démission de M. Gaymard avait débuté mercredi 16 février avec des révélations de l'hebdomadaire le "Canard Enchaîné" selon lequel M. Gaymard vivait dans un duplex parisien de 600 m², loué 14 000 euros aux frais de l'Etat. » [1], annonce "Le Monde" d'aujourd'hui, 25 février 2005, remontant à la source des ennuis médiatiques de l'ex-ministre des finances, contraint à la démission.

Qu'est-ce donc que cette histoire ? Au milieu d'un grand chaos, un politicien est jugé inapte à cause d'une vague affaire de logement. D'aucuns s'arrogent le droit de présumer, donc, aux compétences d'un homme d'état sur l'état des ses factures. Mais, est-ce donc réellement le ministre qui est en tort sur ce point ? Peut-être est-ce son tort de ne pas être capable de faire preuve de plus de transparence ou peut-être d'avoir menti [2], mais les questions fondamentales ne sont à mon avis pas posées !

En effet, les média ont aussi la mémoire assez courte comme les politiciens de tout bord d'ailleurs. Souvenez-vous de l'affaire de l'appartement de M. Mitterand ou encore des écoutes, à l'heure actuelle encore en jugement, de notre bel Elysée. Il suffit d'aller voir la dernière une du "Canard Enchaîné", instigateur du lièvre, comme souvent, pour comprendre que la chose était une mauvaise blague [3], comme leur site Internet. J'aimerais au passage faire savoir aux « rédacteurs » qu'il n'y a pas à s'étonner du niveau de leur publication, qui comme leur site à 30 ans de retard. M. Gaymard est un bouc émissaire, comme l'a été Mme Cresson en son temps, mais bouc émissaire de quoi ?

La France, parce que OUI, c'est une spécialité française, aime et affectionne les histoires sordides de politique. Prête même à les inventer, on oublie un peu qu'il y a aussi des hommes derrière chacune d'elles. J'aimerais savoir quelle comparaison financière il pourrait y avoir entre les 14 000 € par mois de M. le Ministre et les quelques milliards que doit une célèbre compagnie pétrolière aux victimes d'un non moins célèbre naufrage. Mais que voulez-vous, les poids et les mesures, ce n'est par contre pas une spécialité de nos journaux.

Les vraies questions maintenant :

Pourquoi la France offre-t-elle une compensation en nature à M. le Ministre alors qu'elle ne le fait pas pour l'ensemble de ses fonctionnaires ? Question intéressante, non ?

Voyons ce que dit Libération sur le sujet :

« Les conditions de logement des membres du gouvernement sont fixées par une circulaire qui indique que ces derniers ont la faculté de disposer de logements de fonction installés dans les immeubles domaniaux de leur département ministériel.
Elle précise également que « les ministres du gouvernement qui ne disposent pas, dans des locaux de leur ministère, d'un logement domanial, sont autorisés en cas de nécessité à louer un logement sur les crédits de l'État. » [4]

Bien, alors comment M. le ministre a réussi à faire passer à la Trésorerie un appartement avec un loyer de 14 000 €, y faire faire des travaux et tout ça sans que personne ne moufte ? On appelle ça le pouvoir.

Domanial signifie « du domaine de l'état », pourquoi n'avoir pas acheté le-dit appartement aux frais de l'état ? Au moins, il y aurait eu une valeur en retour sur investissement.

Après cela, il reste à déterminer si il était justifié, comme le suggère le communiqué ministériel correspondant, de louer un appartement de cette taille aux vues de sa proximité et de sa surface. Personnellement, j'ai toujours cru, naïf que je suis, que la charge – car ce n'est pas une fonction – de ministre comportait surtout des devoirs. Contrairement à beaucoup, je suis très enclin à croire le ministre quand il parle de 120 heures par semaine, et je n'aimerais pour rien au monde être à sa place. MAIS, ça n'excuse rien.

Argument déplorable, s'il en est, un adversaire politique de M. Gaymard, dont je tairais le nom, a considéré lors du débat du 13h de France 2 courant de cette semaine que c'était impardonnable et le porte-parole du gouvernement de lui répondre : « Mais vous en avez fait autant ! ». Et alors ? Ce n'est pas parce que les opposants font des bêtises qu'il faut les reproduire !

J'aimerais que notre canard préféré – pas Donald Duck, hein – fasse son travail et pose les bonnes énigmes au lieu de débourber des os qui ne sont certainement pas arrivés dans leur marécage par hasard, mais nous y reviendrons. Par exemple, et comme les comptes de l'état sont publics, combien la 5e république a réussi à voler au contribuable pour le confort de ses acteurs. Mais je m'emballe, c'est de l'investigation et on est loin de Duck Tracy.

Maintenant, il reste une question qui me fascine particulièrement... A qui profite le crime ? Comme le disait si bien M. Hue dans son interview avec JP Elkabbach [5], il est fort probable que ce soit une attaque personnelle provenant de son propre camp, parfait exemple de politique sournoise et vengeresse. Et qu'avait-il fait pour mériter ça ? Pris la place d'un autre présidentiable ? Possible, mais cette vilaine attaque a été orchestrée de main de maître, pour ne pas dire de traître, histoire de finir notre pauvre président, que je ne me permettrais pas de plaindre outre mesure. C'est certainement ce que vont raconter les politiciens de droite dans les prochains jours, histoire de ne pas offrir trop de prise à leurs détracteurs.

Reste une inconnue : Que devient la France dans tout cela ?

Mal partie au niveau image, surtout quand le prochain ministre du budget devra discuter de restrictions à appliquer dans la politique européenne avec les ministres des autres pays de l'Union. Peu désirable aussi, pour le petit 75% de la population qui réfléchit devant "la 1ere compagnie" et qui offre son temps de cerveau à TF1. Et les politiques s'étonnent d'avoir près de 40% d'abstention aux élections.

Attention toutefois au « tous pourris », c'est faux. Enquêtez un peu sur les élus communaux ou communautaires du territorial, mieux, allez faire quelques meetings dans votre petite ville et présentez-vous aux élections. C'est un sacerdoce de faire de la politique de proximité. Alors pourquoi ne pas faire un peu notre révolution, répondre à la question : « Vous êtes de gauche ou de droite ? » par un simple « Je suis citoyen et français ! »

[1] Article « Hervé Gaymard a remis sa démission », lemonde.fr, 25/02/2005.
[2] Article « Mensonges, demi-vérités, omissions : ce sur quoi le ministre doit s'expliquer », lemonde.fr, 25/02/2005.
[3] Article « Bail, Bail, M. Gaymard », canardenchaine.com, 25/02/2005.
[4] Article « Chronologie de dix jours de crise », liberation.fr, 25/02/2005.
[5] Emission « Interview », Europe 1, 24/02/2005
News du 19-02-2005 à 23:11 par ElDino

Qui vivra verra... peut être.

Alors que l'e-sport tente de se faire une place dans le monde de la compétition, que M6, France 2 et compagnie diffusent régulièrement des reportages plus ou moins réalistes (plutôt moins que plus, ça permet de faire peur aux foules, anti jeunes powaaaa) sur les jeux vidéo, qu'en est il réellement de ce que certains considèrent comme un sport à part entière, d'autres un simple amusement, d'autres encore une incitation à la flemmardise ?

Commençons par définir le mot "sport".
D'après le Robert : "N.m. - Activité physique exercée dans le sens du jeu, de la lutte et de l'effort et dont la pratique suppose un entraînement méthodique, le respect de certaines règles et disciplines."

Hormis le côté "physique" (dans le sens de "musculature" (bien que l'index soit rudement mis à l'épreuve ^^)), le sens du jeu, l'entrainement méthodique et régulier, le respect des règles (et des autres, fair-play oblige) sont bel et bien présents lors de compétitions e-sportives.
Dans ce cas, pourquoi l'e-sport a-t-il autant de mal à faire sa place, pourquoi a-t-il autant de mal à se faire reconnaitre du grand public ?
En quoi est-il plus noble de jouer au foot que de jouer à Counter Strike, de jouer aux échecs que de rivaliser de stratégies lors d'une partie de Warcraft, Age of empire, ou autres ?

Peut-être que tout cela est trop nouveau, trop méconnu. Peut-être que l'e-sport disparaîtra comme il est venu : rapidement. Pour ma part, je n'y crois pas. Il y a beaucoup à faire, faisons le.
News du 14-02-2005 à 23:05 par Drizzt

Adieu

Il était de ces grands acteurs qui ont fait le cinéma français. Avec sa bouille toute ronde, il illuminait la scène comme le grand écran.
Passant du rôle comique au rôle dramatique aussi facilement qu'on change de chemise, il arpentait les chemins du septième art et les planches en faisant son petit bonhomme de chemin.
D'un coup extra-terrestre, le suivant adulte intellectuellement limité, ou bien un catastrophique M. Pignon (qui lui vaudra un César), voire même un calife ou encore un grand-père chargé de garder un petit-fils perturbé par la mort de sa mère...
C'était l'un des seuls acteurs à avoir su tout jouer sans pour autant nous lasser ou cesser de nous surprendre. Il nous est enlevé par l'égoïste Grande Faux qui ne supportait plus de voir l'ami Jacques jouer pour les autres.
Il nous quitte dans la fleur de l'âge et nous laisse orphelin.
News du 02-02-2005 à 23:23 par Nehwon

Jeux Vidéo ou Feux Vidéo

J'aimerais vous rapporter une sensation que j'ai pu ressentir lors d'une animation de jeux en réseau. Normalement, les gens aiment à trouver un terrain d'entente lors d'une discussion. Il existe quelques cas toutefois qui dérogent à cette règle. Parmi eux, on trouve pêle-mêle, la politique - quoiqu'une militante marxiste-leniniste-troskiste a réussi à apprendre à un centriste convaincu comme votre serviteur que la discussion politique pouvait se faire de façon posée – la religion – de quoi hérisser bien des poils, surtout quand cela dérive vers un intolérance raciste – et, bien plus léger, mais offrant toutefois une idée précise de l'évolution de la stupidité dans notre société : LE JEU.

Et oui, qu'y a-t-il de plus fondamental que le JEU ? Chacun sait que tous les enfants le pratiquent, qu'il est indispensable à un adulte sain d'esprit et que toute notre vie, nous jouerons d'une façon ou d'une autre.

Mais, les jeux d'imagination dérogent à la règle de la bienséance – je suppose – puisque jeu de rôles et jeu vidéo sont d'horribles maux que notre société bien pensante se doit de faire disparaître le plus rapidement de son horizon serein.

Je disais au début que j'ai perçu pour la première fois une sensation étrange lors d'une animation. Oui, je suis animateur, non par vocation mais par hasard. Une position plaisante, lorsque vous arrivez à faire découvrir vos passions aux autres. Mais cette fois-là, ce fut différent. Dans un camion aménagé en cybercafé, nous avons organisé une séance de jeu en réseau, le très grand Counter Strike pour ne pas le citer. Rapidement, notre attraction, dans le milieu d'un festival numérique, fut pries d'assaut par un grand nombre de jeunes gens, connaisseurs ou non.

Puis, une personne d'une cinquantaine d'années passe et nous apostrophe, brisant le calme tranquille de la concentration ponctuée uniquement par le cliquettement des touches de clavier et des bruits de souris. « C'est immonde », éructa-t-elle, ce qui n'allait pas avec sa mise chic et son chignon, « C'est de la violence gratuite, comment osez-vous proposer ça aux enfants ?! »

La seule violence que nous avons pu discerner, ce fut son agression. Alors que tout se déroulait parfaitement tranquillement, sans un mot plus haut que l'autre, nous voilà violemment pris à parti. Sans nous laisser le temps de répliquer, et surtout d'expliquer et de proposer une partie, la voilà repartie dans une suite ininterrompue de lieux communs sans rapports avec notre cas, parlant, en vrac, de meurtre, de suicide, de violence et de dérive de la jeunesse.

En son temps, le jeu de rôles aussi avait eu ses détracteurs et les mêmes arguments. Quel étrange monde qui se soucie plus des jeux qui agressent ses enfants – alors qu'il y avait déjà des gendarmes et des voleurs du temps de nos grands parents, un peu moins numériques, mais tout aussi virtuels – que de l'état desdits enfants après une catastrophe tels que le tsunami – et il fallait bien que j'épingle les médias – qu'on nous a montrés dans toute son horreur deux cents fois à la télévision au journal de vingt heures.

Je me suis donc, après cette mésaventure, intéressé à ce qu'en disent les psychiatres. Le plus touchant c'est que l'ensemble des membres de ce corps d'élite – auquel j'ai l'honneur de devoir la vie – n’est malheureusement pas unanime. Les uns – en particulier les psychiatres qui se sont tournés vers l'art et la conception de l'environnement de l'enfant – considèrent que même un très jeune enfant sait faire la différence entre le jeu et la réalité, d'autres – beaucoup plus médiatiques, mais les médias sont orientés sensationnel généralement – indiquent que le jeu peut provoquer de graves troubles.

Que doit-on croire ? Les premières recherches concernant la psychologie de l'enfant – de Piaget, me semble-t-il – indiquent que l'enfant progresse en apprenant les limites par le jeu. Mais, tous les jeux doivent-il être pédagogiques ? N'existe-t-il pas – en particulier dans notre société de médias – un moment où la pression est trop grande et trop difficile à supporter ? Un moment où il est salvateur de donner libre court à sa colère et à sa violence ?

Je le crois profondément et dans ce cas, je préfère donner mon énergie à Lara ou aux membres du groupe arc-en-ciel que de devenir moi-même un fait-divers. Les contes de fée aussi ont leurs côtés sombres *.

* Lire "Psychanalyse des contes de fée", Bruno Bettelheim, Editions Pocket.
News du 25-01-2005 à 11:26 par yadana

Une petite news pour vous signaler qu'à l'occasion de la période du Festival de BD d'Angoulème, il y a une session de dédicaces au Virgin des Champs Elysées.
dédicaces Virgin

Amis BDphiles, profitez bien de tout ce que vous offre le Festival d'Angoulème ! ^^





Lisez, votez !
News du 11-01-2005 à 21:33 par yadana



Lisez, votez !
News du 16-12-2004 à 00:04 par yadana

Concours !

TSD est très heureux de vous proposer un concours en partenariat avec les éditions Tokebi/Saphira et les sites MangaGate et Manga-News.
Le but est de raconter une histoire à partir de 6 vignettes extraites des manhwa Priest ou Model.
A gagner : des volumes 7 de Priest ou Model.

On espère que vous serez très nombreux à participer et que vous aurez des idées originales !
Bonne chance à tous !

Concours


PS : un grand merci à Trent de MangaGate qui nous a associés à la réalisation et à la gestion de ce concours
News du 07-12-2004 à 21:09 par dvorak

Contribution à l'étude des herbivores

D'abord définissons l'objet de l'étude. A quel niveau doit-on étudier les herbivores ? Une rapide observation montre que l'herbivore solitaire, isolé, n'existe pas dans la nature. L'unité étudiée sera donc le troupeau (dans les faits, le troupeau, dans la nature, s'appelle une proie ; mais l'animal isolé s'appelle un repas).

Donc prenons, par exemple, un troupeau de vaches, et introduisons un facteur nouveau, comme un pédologue. Plusieurs réactions sont possibles :

- Le troupeau est jeune : fuite
- Le troupeau est adulte : intérêt/curiosité (espérance de foin/pierre à sel/changement de pâture)
- Le troupeau est âgé et/ou se trouve près d'un chemin passant : indifférence

Il s'agit bien sûr d'une moyenne. Le facteur déterminant est le leader du troupeau. Cet individu est dominant dans les choix. S'il vient essayer de manger la tarière, tout le reste du troupeau finira faire de même (empêchant le travail du pédologue). Si le leader a peur, vous ne verrez plus une vache pendant l'heure suivante. Il est à noter que le leader étant l'individu le plus curieux/agressif du troupeau, s'il a peur, tous les autres ont peur, pris individuellement.

L'effet leader n'est cependant pas exclusif, on notera un effet d'entraînement des individus les uns sur les autres : si une partie du troupeau se déplace globalement vers le pédologue (sous l'effet du leader par exemple), le reste du troupeau rappliquera pour ne pas rester seul. Raffermi, le leader se rapprochera un peu plus, entraînant le reste du troupeau… et ainsi de suite jusqu'à piétiner le pédologue et l'enterrer sur place.
Inversement, si le leader se retrouve tout seul devant, il arrête d'avancer.

L'effet est particulièrement visible lors d'une réaction de fuite. Si un animal a peur, à cause d'un mouvement trop brusque du pédologue, les autres réagissent d'abord individuellement, fuyant ou pas. Cependant passé un certain nombre de fuyards, tout le troupeau se met à fuir, dans une direction prise au hasard (méthode Rincevent).
Par contre si la majorité reste sur place, les fuyards reviennent tout penaud.

Ah, l'on me dit que l'on ne voit pas en quoi c'est un édito. J'y viens : extrapolons à un troupeau d'humains...
News du 29-11-2004 à 01:03 par Drizzt

La dernière explosion

A 10h30, le dernier vestige de l'usine AZF est tombé. La dernière tour de béton de l'ancienne usine chimique toulousaine responsable de 30 morts et de plusieurs milliers de blessés et de sinistrés a été abattue ce dimanche 28 novembre.
Contrairement à la précédente tour qui avait été détruite par grignoteuse de peur de réveiller de trop récentes blessures dans le coeur de la Ville Rose, l'ancienne cheminée de la chaudière centrale de l'usine a subi l'explosion d'une charge de 8 kilos à sa base.
Trois ans après l'explosion meurtrière, le site va enfin pouvoir passer à la décontamination pour laisser la place au cancéropole.
Cependant, même si l'usine n'existe plus physiquement, elle laisse encore beaucoup d'amertume, de blessures et de questions. Même si les assurances et les sinistrés sont tombés d'accord sur les indemnisations, elles n'en restent pas moins insuffisantes à la vue de la flambée des prix de l'immobilier.
De plus, les résultats des expertises ne sont pas acceptés par tous les sinistrés. Vu l'époque à laquelle le drame est arrivé (le 21 septembre 2001), il est vrai que la première chose à laquelle on peut penser, c'est un attentat. Mais pour moi, ça n'est pas logique quand on sait qu'à quelques centaines de mètres du centre de l'explosion d'un hangar d'ammonitrates se trouve le lieu du traitement du carburant pour la fusée française Ariane...
News du 21-11-2004 à 23:45 par Drizzt, alias Père Noiel

Lettre du Père Noël !

Voila qu'enfin arrive la meilleure période de l'année : celle où je vais enfin pouvoir quitter mes pénates pour parcourir le monde.
Ca sera certes très rapide, à peine 24 heures pour faire toute la planète, mais c'est franchement "fun".
Pour vraiment comprendre mon enthousiasme, il faut commencer par le début. Ca semble normal, mais on y pense pas toujours.
On pourrait croire que Père Noël c'est un boulot tranquille pénard mais il n'en est rien. Les lutins sont des feignants qu'il faut constamment surveiller si on veut que le travail soit fait a temps, les rennes doivent courir très souvent et entretenir leur forme et surtout ne pas s'empiffrer toute la journée de fondue savoyarde au vin blanc, leur plat favori.
Ensuite, quand vient le mois de juillet, alors que dans l'hémisphère Nord on s'amuse sur les plages, on flâne à l'ombre des platanes, il faut faire l'inventaire de tous les enfants de la planète sans oublier ceux qui vont naître sous trois mois.
Quand cet inventaire est fait, il faut départager les filles des garçons histoire de prendre de l'avance sur la production de jouets tout en gardant un oeil sur le dernier cri en matière de jouet pour mettre les machines de fabrication à la page.
Ensuite, il faut voir quel enfant a été sage, ou pas sage. Je ne suis pas assez méchant pour ne pas donner de cadeaux à l'enfant pas sage, mais il recevra son deuxième ou troisième voeu.
Et c'est là que ça se gâte : le mois de septembre arrive. Et là, chaque année les lutins se mettent en grève histoire d'être mieux payés et d'avoir plus de vacances.
Je ne les ai jamais forcés à être lutin du Père Noël... Surtout qu'ils sont nourris, logés et blanchis, je ne vais pas les payer en plus, non !?
Ce conflit réglé, il faut accentuer l'entraînement physique et psychologique des rennes et remplacer les membres qui ne sont plus assez jeunes ou résistants. Ca paraît simple, mais le choix d'un bon renne n'est pas de tout repos : il faut le faire courir, lui soumettre des chocs psychologiques et encore tout plein de trucs que je laisse pour le lutin doctor es rennes.
Vient ensuite le mois de novembre où le postier pète un câble : une tonne de lettres par jour...
Voilà que je n'ai qu'un mois et demi pour tout lire et préparer, selon les voeux de chaque enfant, les cadeaux qu'ils recevront, en tenant compte du fait qu'ils aient été sages ou non.
Tout cela se fait de chez moi quelque part dans le froid (je vais pas non plus vous dire où j'habite).
Jusqu'au jour béni du 24 décembre.
Je prépare mon traîneau ainsi que ma hotte magique avec tous les présents à distribuer en une fois. Je pars alors avec mon fidèle traîneau tiré par mes six rennes. J'atteins environ la vitesse du son pour commencer avant de passer à la vitesse de la lumière.
Tant que la distribution n'est pas finie, le stress ne retombe pas mais est quand même estompé par l'ivresse de la vitesse. Ma barbe et mes cheveux qui partent dans tous les sens ainsi qu'une sensation de légèreté.
C'est alors que je rentre chez moi, rassasié par tous les cookies que m'ont laissés les enfants sur la table du salon et que commencent les seules vacances que j'ai dans l'année. Pendant six jours, je ne penserai plus qu'à dormir et à passer du temps avec Mère Noël (qui est quand même relativement patiente, il faut l'avouer).
N'empêche, c'est éreintant, mais qu'est ce que j'adore être le Père Noël.
Que du bonheur !
News du 14-11-2004 à 17:32 par Drizzt

La magie de Noël existe-t-elle ?

Voici qu'enfin arrive la pire période de l'année, celle où je préférerais partir loin dans les îles plutôt que d'être confronté au moment le plus explicite sur la connerie humaine. Pendant 9 mois, on vit tous normalement, certes un peu matraqués par le brassage médiatique sur telle ou telle fête, mais jamais au point des fêtes de Noël.

On nous sert du vieux barbu rouge et blanc à toutes les sauces : pour une marque de soda aux mêmes couleurs, un fournisseur de chaînes câblées et j'en passe.

Encore s'il ne s'agissait que d'un battage médiatique, on pourrait dire que ça n'est pas pire que d'habitude mais la folie furieuse qui accompagne cette période est quand même démesurée au possible.

Il existe normalement 365 jours dans une année et, bizarrement, 90 % de la population commence ses achats de Noël même pas un mois avant que le vieux barbu ne descende la cheminée...

Et c'est à ce moment que la connerie humaine est la plus palpable. Depuis plusieurs années, la quasi totalité des centres commerciaux et des magasins sont ouverts les dimanche précédents les fêtes et bizarrement, c'est à ce moment que l'on trouve le plus de monde dans les rayons, surtout le dimanche avant Noël. C'est à croire que tout le monde travaille toute l'année du lundi au dimanche inclus sauf les dernières semaines avant Noël où là par contre, on nous autorise à prendre un jour de congé justement pour permettre à tout le monde de faire ses courses de Noël le dimanche.

Encore si c'était pour acheter les deux ou trois petits trucs qu'il serait bon d'ajouter pour parfaire la soirée, ça pourrait passer, mais non, pas du tout, on ne voit pratiquement que des chariots plein à craquer de différents jouets, ou cadeaux voire avec assez de nourriture pour nourrir un régiment d'infanterie.

Ensuite, la ruée vers l'or étant passée, on se retrouve tous à table en famille (normalement) et on discute, on rigole, enivré par la chaleur, la nourriture et l'alcool ; on s'offre des cadeaux comme ça pour montrer que ça fait plaisir... ou du moins pour faire semblant, vu que la plupart du temps tout n'est qu'hypocrisie et fausse bonne humeur.

En effet, pendant tout le reste de l'année c'est à peine si on s'adresse la parole et comme par magie, tout le monde s'aime et s'apprécie pendant ces trois jours.

Et quand on pense que la plupart des clients victimes de cette folie furieuse se plaignent du monde qu'il y a dans les magasins à cette période de l'année...
News du 07-11-2004 à 19:26 par yadana

Cette semaine vous avez droit à un double édito. Même sujet, deux visions, deux plumes. A savoir : réaction aux dernières élections aux USA, Europe-Amérique du Nord, Nehwon-Droopy.
Je vous laisse lire (c'est long ^^). Au choix :
- version html
- version pdf

Vous pouvez bien sûr réagir sur le Forum
News du 02-11-2004 à 23:12 par yadana

Viva Musica !

Un édito un peu spécial pour le lancement de la thématique Musique.

La musique berce l'humanité depuis presque aussi longtemps qu'elle existe.
Qu'est-ce qui a poussé le premier Homme à percer un os et à souffler dedans ? Puis à créer des mélodies, des instruments de plus en plus perfectionnés ?
On ne le saura jamais, mais une chose est sûre : nous avons besoin de musique, autant que nous avons besoin d'oxygène.
Toutes les époques ont eu leurs génies, ceux qui ont révolutionné le style musical de leurs aînés. Le nouveau remplaçait l'ancien et s'imposait partout, jusqu'à être supplanté à son tour.
Nos ancêtres ont ainsi développé les chants religieux, les opéras, les symphonies, la musique folklorique,... Et puis vint l'ère de l'électrique. Ere qui produit des choses plus ou moins agréables à entendre. L'électricité, la radio, les enregistrements, les supports d'écoute ont permis de faire entendre la musique du monde entier au plus grand nombre.
Aujourd'hui, en plus de développer de nouveaux styles, nous cherchons à recréer les styles anciens le plus fidèlement possible, comme le montre depuis quelques temps déjà la vague "nostalgique" du renouveau de l'époque baroque. Les créations antérieures font partie de notre culture et influencent les nouvelles créations. Pour ne citer que deux exemples contemporains : le métal symphonique et les samples du rap.
Nous pouvons nous estimer heureux de notre époque qui est ouverte à tous les genres, anciens et récents, des plus classiques aux plus expérimentaux.
La musique, reflet de notre âme, exprime nos sentiments et nous permet d'évacuer nos états d'âme, de partager nos joies... Elle permet de retranscrire des ambiances. Sans elle, d'autres créations, comme les débuts du cinéma, ne seraient pas ce qu'elles sont. Elle fait partie de notre vie. On ne peut y échapper, mais veut-on y échapper ?
C'est cela que nous souhaitons vous faire partager dans cette thématique.
News du 20-10-2004 à 23:46 par yadana

Des joies de la vie active.

Voici un petit édito pour vous donner du courage au travail ^^.
Qu'est ce que le travail nous apporte de positif ? Bien sûr, la première réponse qui vient à l'esprit c'est : le salaire. Effectivement c'est un élément non négligeable ^^.
Mais écartons cette réponse trop évidente et attardons nous plus à chercher les autres avantages que procure un travail.
En ces temps difficiles, avoir un travail permet d'avoir l'esprit un peu plus serein, on ne déprime pas parce qu'on attend toujours une réponse à une candidature qu'on a postée il y a plus de deux mois ou parce qu'on s'est encore fait jeter pour une raison qui ne tient pas debout.
Travailler, ça occupe les journées. Pour avoir passé près d'un an à chercher du travail, je peux vous certifier que malgré toutes les bonnes résolutions qu'on peut prendre, on ne fait pas grand-chose de ses journées.
Travailler, c'est aussi se sentir utile. Bon, d'accord, ce n'est pas toujours valable mais dans de nombreux cas, le travail bien fait est reconnu à sa juste valeur et le moral de l'employé monte en flèche.
Travailler, c'est s'ouvrir aux autres. On développe des contacts plus ou moins appréciables et appréciés avec ses collègues/collaborateurs/clients... L'être humain peut difficilement se passer de l'autre.
Voilà donc les petites choses joyeuses de la vie active. On peut bien entendu reprendre tous ces arguments et leur faire dire complètement le contraire ^^. Mais adoptons une attitude sage et ne voyons pas le mal partout. Rester serein et voir le bon côté des choses, ça aide toujours !
News du 10-10-2004 à 17:08 par Drizzt

Vive la vie active

Encore une fois, je me rends compte que les adultes, nos parents plus exactement, sont complètement à côté de la plaque.
Je les entends râler sur le fait de travailler, de devoir se lever tous les matins et sur leur supérieur qui est casse-pieds...
C'est alors que la phrase surgit: "Si je pouvais revenir au lycée..."
Ben, je leur souhaiterais bien d'y revenir au lycée ou au collège, ça leur ferait les pieds.
Il semblerait qu'ils en aient occulté certains détails...
Quand on les écoute, la vie de lycéen (ou collégien) n'est que farandoles et vacances.
Bien sûr, on se tape un sac ou cartable de 15 kilos sur le dos qu'on transporte de salle en salle rempli de choses dont on n'a parfois vraiment pas besoin, mais que le prof nous souhaite voir sortir tel un lapin d'un chapeau.
Vous me direz, de nos jours, les cartables à roulette, ça existe... Et je vous répondrai oui, mais pas mal d'établissement les interdisent... Sympa, non?
Les profs, aussi nombreux qu'une portée de madame lapine et dont la façon de travailler varie selon leur humeur et leur caractère nous font bien ressentir qu'on est vraiment couillons.
Chaque heure possède son temps d'adaptation pour se rappeler ce que veut le prof comme procédure dans les papiers et dans l'apprentissage du savoir qu'il a la bonté de nous transmettre.
Comme si cela ne suffisait pas, on rentre le soir démembré par les cours, mais il faut aussi faire les devoirs pour le lendemain et apprendre les leçons du jour.
Et si on compte le nombre d'heures que ça fait, additionnons les quatre jours de 8 heures et la demi-journée du mercredi ou du samedi... Ca nous fait 36 heures sans compter le temps passé sur tout ce qu'on a à faire en rentrant le soir.
De plus, en sachant que le seul moyen de supporter tout ce qu'on endure dans la semaine, c'est de faire une activité physique en extérieur du bahut, ça raccourcit considérablement le temps disponible pour la mémorisation des leçons.
Bien sûr, j'oublie volontairement le fait obligatoire d'aider les parents dans les tâches ménagères ou de bricolage.
A tout ceci, on compare la vie active...
On fait ce qui a à faire, on est payé pour ça, la procédure est (quasiment) à chaque fois la même, on travaille normalement 35 heures par semaine et si on fait plus, soit les heures sont payées soit elles sont récupérées. Et en plus le soir quand on rentre, on a rien a faire pour le lendemain, sauf sa gamelle.
Franchement... vive la vie active.


En relation avec un Débat : ici
News du 05-10-2004 à 23:05 par yadana

Du luxe de la baignoire

Je vous propose un édito un peu léger (comme à mon habitude, vous me direz) sur les installations sanitaires et diverses plomberies qui équipent nos chères (c'est surtout les loyers qui sont chers -_-) demeures.
D'où me vient cette idée saugrenue ?
De mon dernier déménagement ! Enfin disons plutôt de ma dernière recherche de logement qui remonte à début août.
Nous voulions un appartement pratique et pas cher. Et surtout, autant que possible se peut, avec une baignoire !
Eh oui, nous vivions depuis un an et demi dans un logement désigné sous le nom de "loft" par l'agence de location. Malheureusement, il ne s'agit pas du fameux loft de la sixième chaîne (pas que j'aie envie d'habiter là-dedans, mais au moins, il dispose d'installations sanitaires pour le moins évoluées (enfin, pour ce que j'ai suivi de l'émission...)). Notre appartement situé sous les toits (donc avec une hauteur de plafond très variable) n'a pas une salle de bain immense. D'ailleurs on peut dire que c'est une salle d'eau. Un lavabo, des étagères sous un velux et une cabine de douche ! Pas plus, pas moins.
Une cabine de douche c'est bien. Enfin à petite dose. Parce que les cabines de douche ont un très très gros défaut : on ne peut pas y prendre de bains !
Ô monde cruel ! Comment pourrais-je me prélasser pendant des heures dans un grand volume d'eau de préférence presque bouillante et avec une quantité impressionnante de bain moussant dans une cabine de douche ?
C'est donc en manque de bains que nous nous sommes mis en quête d'un logement. Nous arrivons à faire quatre visites. Et terrible constat : trois des appartements ont une installation récente mais pas de baignoire ! Mais pourquoi tant de haine ? Il faut voir que c'était des installations un peu sophistiquées et presque neuves. Alors pourquoi pas une baignoire ? D'autant plus qu'il y avait largement la place de mettre une (voire 3) baignoire dans les salles de bain incriminées.
Pourquoi ce dédain des baignoires ? Elles ont beaucoup pour plaire : on peut y prendre des bains comme des douches, y nettoyer des choses encombrantes, poser des vêtements sur le rebord, et j'en passe. Les cabines de douche, on peut y prendre des douches, et c'est quasiment tout.
Alors moi je dis, à bas les discriminations contre les baignoires ! La baignoire n'est pas un produit de luxe, c'est un produit de bien-être ! Créons un comité de défense des baignoires ! A bas la suprématie des douches ! Qui est avec moi ?


PS : On a quand même réussi à avoir un appartement avec baignoire ^^.
News du 08-09-2004 à 21:31 par Nehwon

Question de priorité

Cette fois encore, je vais taper sur les media, mais avouez qu'ils le cherchent depuis quelques temps. Je pense que vous avez, comme nous tous, eu le loisir de supporter les dernières péripéties horribles de notre histoire déformées par notre inégale conscience de la Raison.

Bien sûr, il est déjà horrible – et le mot est loin d'être assez fort pour ce que ça m'évoque – d'entendre dire que terroristes ont pris en otage une école entière, et je suppose que vous avez tous tremblé en entendant ce type d'infamie. Mais, personnellement ce qui m'a flétri, brûlé et meurtri, bien plus que toutes les images obscènes que les journaux ont supposé judicieux de nous faire subir, bien plus que les corps dénudés, les visages enfantins en larmes et les bodybags de si petite taille, c'est le si peu de considération qui a été portée à cette tragédie.

Messieurs et Mesdames les « grands » journalistes, Mesdames et Messieurs les possesseurs de la connaissance et de l'information, vous devriez revoir vos priorités. Commencez donc par apprendre à compter : 1 journaliste + 1 journaliste = 2 otages, 250 morts + 150 disparus = 400 morts. Désolé, j'ai énormément de mal à comprendre votre raisonnement. Considérez vous réellement qu'un humain, journaliste et français compte pour 200 enfants torturés russes ? J'ai peur de ne pouvoir appeler cela du journalisme, ni même de vous faire passer pour des chauvins. Vous n'êtes simplement pas humains.

Pour une fois, vous ne serez pas les seuls sur le pilori de l'insupportable immondice de notre monde. Monsieur le ministre, j'espère que les raisons politiques dépassaient largement les simples vies déjà précieuses de nos journalistes nationaux. Dans vos interventions, vous auriez au moins pu évoquer les âmes dispersées des malheureux. J'avoue que j'ai peut-être évité certaines de vos interventions puisque la télévision vous a repassé en boucle ; toutefois, j'ai bien l'impression qu'un déséquilibre énorme s'est installé concernant cette histoire d'otages en Irak. Toutefois, réfléchissez ! Pourquoi ? Pourquoi fait-on un si grand cas de la vie de deux hommes, même reporters, même français par rapport à la douleur de centaines de personnes ? Pourquoi avez-vous tout fait pour aider ses deux hommes qui ont risqué leur vie de leur plein gré alors que si peu de choses sont faites pour aider les victimes d'une guerre que nous n'avons même pas tenté de régler ?

Ne me ressortez pas le retrait de la France – pays que je chéris mais qui me paraît d'un coup odieux – dans la guerre d'Irak, pour moi, ce n'était pas suffisant. Vous aviez des moyens pour que Saddam disparaisse du pouvoir sans une guerre qui a fait souffrir la population encore plus que les 10 ans de blocus. Les États Unis, quoiqu'il en soit et quelles que soient les bonnes raisons qu'ils invoquent, n'avaient pas le droit de battre en brèche les règles édictées. Nous sommes bien de retour à la loi du plus fort. Ne sortez pas non plus vos condamnations et vos larmes de crocodiles concernant les violences faites aux prisonniers... Vous avez collaboré, et comprenez ce mot comme celui que crachaient les FFI et les résistants de la dernière guerre mondiale. Vous êtes coupable. Pas vous en particulier mais tous les politiques français qui sont passés à la télévision pour dire « Ce n'est pas bien ». Parce qu'aucun d'entre vous ne s’est réellement opposé à cette infamie.

Je crois encore qu'il est ignominieux de laisser les organes de presse faire un show hollywoodien si malsain de la mort d'enfants en oubliant la décence qui les ferait crier au scandale si une télévision russe faisait la même chose avec les morts d'AZF. Non, les forces qui se sont rassemblées pour libérer deux vies ne sont pas coupables ; non encore, l'opposition des musulmans de France contre cette idiotie n'est pas vaine. Mais tout ceci devrait être mis en abîme par rapport à ce cri de douleur qui vient de l'Est et qui aurait dû, très largement, briser nos coeurs, bien plus que le calvaire doré de deux otages qui savaient parfaitement les risques qu'ils prenaient en partant pour cette zone de combat.

Ce que je veux est simple, et j'espère que je ne suis pas le seul à le demander : Mesdames et Messieurs les journalistes, ne vous cachez plus derrière l'Audimat, faites donc votre métier comme il se devrait, avec objectivité, sensibilité et cœur ; Mesdames et Messieurs les politiques, oubliez donc un peu votre image, pour faire le métier pour lequel vous êtes élus : portez nos cris vers les personnes qui en ont le plus besoin... et ce ne sont pas ceux que vous avez choisis, mais ceux qui en ont réellement besoin.
News du 21-08-2004 à 03:00 par yadana

Déménagement des webmasters en cours.
Pas de mises à jour avant une durée indéterminée qu'on espère la plus courte possible.
News du 25-06-2004 à 22:22 par yadana

Le concours de dessin Shenna 1, d'après Histoire à la ronde 1, est lancé !

shenna


Toutes les informations sont disponibles ICI.
News du 12-05-2004 à 01:15 par Droopy

Liberté, égalité... individualité ?

Quelques récents événements dont j'ai pu être le spectateur m'ont incités à me poser quelques questions. La solidarité est-elle devenue une chimère pour nos sociétés modernes ? Il semblerait que nous attachons désormais tant d'importance à nos personnes que nous refusons d'aider quiconque n'est pas de notre bande ou de notre tribu. Sommes-nous si égoïstes que nous en avons perdu la volonté d'aider les inconnus autour de nous ? J'aurai ici quelques réflexions plus ou moins générales à partager.

Est-il possible de parler de solidarité lorsqu'une partie des individus d'une ville refuse obstinément de participer au bien-être collectif ? Actuellement, au Québec, des mouvements défusionnistes fleurissent un peu partout. En effet, dans le but de rationaliser équitablement les charges et produits des centres urbains, le gouvernement a fusionné de force une majorité des communes. La métropole de Montréal, découpée en 28 villes, n'en forme désormais plus qu'une seule, composée d'une quarantaine d'arrondissements. Mais dans les villes les plus riches (Outremont, Westmount...) les habitants refusent cet état de fait, arguant expressément que leurs impôts ont augmenté avec les fusions, ce qui est logique. Ces anciennes villes, peuplées uniquement de riches, avaient peu de charges et pratiquement aucun services sociaux à payer. Les fusions ont réparti à travers Montréal le poids global du financement de la ville. Cette obstination à défendre l'individualité primant sur la solidarité collective est affligeante. Comme s'ils ne faisaient pas partie de Montréal... Comme s'ils n'étaient pas des habitants de cette cité, mais une sorte de ghetto isolé dans une ville qui leur serait étrangère...

Pouvons-nous aussi parler de solidarité lorsque un individu, pour une raison personnelle, refuse de se conformer à un règlement assurant un bien-être et la sécurité collective ? Récemment, un élève sikh a poursuivi son école car elle lui interdisait, pour des raisons de sécurité bien compréhensible, de porter son poignard rituel dans l'enceinte de l'école. La juge en charge du dossier a certes donné raison à l'école en déclarant que la solidarité collective au sein de l'école l'emportait sur la liberté individuelle de l'élève. L'affaire est désormais devant la Cour Suprême. Comme si cet enfant ne faisait pas partie de l'école... Comme s'il n'était pas un écolier, mais un élément égoïste au sein d'une collectivité qui lui serait étrangère.

Enfin, la solidarité est-elle à ce point oubliée qu'un individu en vienne à considérer sa propre satisfaction au détriment des plus faibles ? Récemment, j'étais assis dans le métro lorsque je vis une vieille dame monter à bord. Je me levais alors, quand brusquement, un jeune homme entra dans le wagon en courant. Il bouscula la dame pour la doubler et s'assit à la place que je venais juste de libérer. Mon regard noir et l'indignation de la dame n'y firent rien, il nous ignora totalement. Je me tournais alors et vis avec stupéfaction les regards perdus des autres passagers du métro. Comme s'ils n'avaient rien vu... Comme si cette vieille dame ne faisait pas partie de leur univers, mais appartiendrait à un monde (une humanité ?) révolue...

Depuis, je m'interroge grandement sur cette montée de l'individualisme. Les personnes que je côtoie chaque jour sont très désireuses de protéger leur espace de liberté, et je les comprends. Mais elles oublient aussi fréquemment que la liberté de l'un est bornée par la liberté des autres et chacun de nos actes a des répercussions sur la vie d'autres personnes. L'exigence de liberté individuelle devient de plus en plus pressante à tel point qu'elle prend désormais le pas sur la notion de solidarité. Et ce mouvement se retrouve partout en Occident. Refus de payer des impôts, refus d'aider les gens dans le besoin, refus d'agir solidairement en clamant que chacun est responsable de son sort, sans tenir compte des inégalités sociales et culturelles.
Je crois pour ma part qu'il faut, autant que possible, garder ces liens entre nous, particulièrement avec les inconnus, car ce sont ces liens qui nous rattachent aux autres hommes. Sans eux, nous n'avons d'humanité que le nom. Si nous échouons à franchir ce dernier obstacle, si nous échouons à être solidaire entre nous, comment pourrons nous aider les autres humains qui luttent dans le monde pour avoir ne serait-ce que le droit de vivre ? Il nous faudrait ré-apprendre la solidarité et l'appliquer à chaque instant de notre vie pour qu'un jour, nous puissions tous vivre en paix sur notre petite planète.
En Occident, nous avons gagné la liberté, nous avons acquis l'égalité... La dernière marche vers la fraternité serait-elle devenue trop haute pour nous ?
News du 06-05-2004 à 22:50 par yadana

Dictature de l'apparence

Voici un édito un peu léger (mais long), enfin avec un fond qui prête tout de même à réflexion.
Je vais vous conter une petite aventure qui m'est arrivée pas plus tard que ce matin.
Lors d'une conversation à propos de petits boulots avec un ami esthète et grand amateur de mode (1), l'ami en question me dit : « Tu es grande, essaie donc hôtesse d'accueil. »
Je mets donc son conseil en application vendredi dernier et je m'inscris sur le site d'une agence d'hôtesses dont je tairai le nom. Je suis contactée de suite le lundi par l'agence qui souhaite que je vienne un matin pour le recrutement. Après multiples petites aventures que je ne détaillerai pas ici (ceux qui étaient en chat mercredi soir savent de quoi je parle), me voici jeudi matin prête à affronter ce rendez-vous (non en fait, j'avais pas envie d'y aller ^^).
Première épreuve, survivre au trajet en transport en commun à l'heure de pointe du matin : épreuve qui me confirme de plus en plus que je suis sûrement agoraphobe (manquait plus que ça, tiens). Mais ça n'a rien à voir avec le sujet.
Me voilà donc à l'agence où je suis accueillie chaleureusement par une hôtesse d'accueil (curieuse coïncidence, n'est-il pas ?) qui me dit d'attendre avec les autres. Je m'installe dans un fauteuil et je passe le temps en lisant les brochures de l'agence et en regardant passer les gens.
Première constatation : ne connaissant pas du tout ce milieu, je me rends compte que j'ai postulé dans l'une des agences les plus prestigieuses (ils avaient des hôtesses au G8 notamment).
Deuxième constatation : mais qu'est ce que c'est que tous ces gens bien foutus et si bien habillés ? Je vois passer des femmes : grandes, minces, tout ça... Je regarde les autres postulants qui seront présents à la réunion : 2 représentants du sexe masculin et plein de filles habillées en tailleur-jupe (noir, rose bonbon,...), petites chaussures,... Et là je me dis : « mais qu'est ce que je fais là ? ».
On nous fait entrer dans une petite salle pour répondre à des questionnaires. C'est à ça que se limitera l'heure passée dans cette pièce.
Questionnaire 1 :
* page 1 : Bon, état civil and co, ça va. Ensuite on passe à une partie description du physique du postulant : couleur de cheveux, couleur des yeux, taille,... mensurations ? La fille au tailleur rose bonbon demande à la personne qui nous surveille (oui, c'est une sorte d'examen, faut pas remplir avec l'aide de son voisin) si il faut absolument remplir, parce que tout le monde ne connaît pas ses mensurations. C'est bon, on peut laisser vide. Lunettes > oui. Lentilles > non. Plus ça va, moins j'aime ce questionnaire... D'ailleurs ça me fait penser que je suis la seule avec des lunettes dans la salle...
* page 2 : Avez vous des escarpins noirs ? > non. Avez vous des tennis blanches ? > non. Savez-vous faire du patin à roulettes ? > non. Savez-vous danser ? > non. Savez-vous défiler ? > non. Chuis mal barrée, mais bon sang, qu'est ce que je fous là ?
Questionnaire 2 : test de culture générale (heke ?)
* page 1 : D'abord un tableau avec des questions dites culturelles. Voici celles dont je me souviens. Quelle est la monnaie belge ? (heke ? Ca commence fort pour la première question....) Citez 5 présidents de la 5ème république. Qui est premier ministre actuellement ? (no comment...) Citez 5 quotidiens nationaux. Qui était Molière ? que représente la date du 11 novembre ? Quel est le dernier livre que vous ayez lu (titre + auteur) ?
Vraiment, j'ai quelques doutes sur ce questionnaire... En dessous de ce tableau, on nous demande de définir 4 mots : séminaire, salon, sommet international et exposition.
* page 2 : Mises en situation. Ca va du évident au coquasse. "Comment accueillez-vous un client ?" "Votre collant est filé, que faites-vous ?" (2) Euh, le questionnaire est mixte, les hommes doivent aussi répondre à la question ?
* page 3 : Il faut marcher son cerveau et traduire des phrases en anglais du style : "veuillez patienter, je vous mets en contact avec votre correspondant" ou "la ligne est occupée, souhaitez-vous rappeler ?".
Mais euh, c'est n'importe quoi. Au secours !
Après avoir récupéré nos questionnaires agrémentés de quelques documents supplémentaires, la dame qui nous surveillait nous explique deux trois trucs. Déjà niveau vestimentaire : collant couleur chair, escarpins noirs obligatoires. Niveau coiffure : cheveux attachés en queue de cheval basse ou en chignon avec des élastiques noirs (parce que si les filles ont chacune une couleur différente d'élastique, "ça fait pas joli"). Le maquillage : "Aucune de vous n'est assez maquillée. Il faut qu'on vous voit." Moi, je dis rien mais son maquillage n'était pas franchement exceptionnel, on ne voyait pas son rouge à lèvre et son ombre à paupière c'était du marron. Enfin, je dis ça, je dis rien ^^.
Après ça, elle nous donne congé. J'en profite pour regarder les autres postulantes. La fille au tailleur rose bonbon est beaucoup plus large que moi au niveau de la taille et plusieurs filles ont des cuisses bien plus grosses que les miennes.
Je me sens un peu soulagée mais je ne me fais pas d'illusion quant à la suite de la procédure. Je ne pense pas qu'on me rappellera. Bien que la dame de surveillance nous ait assuré qu'ils jugeaient sur le questionnaire de culture générale et nos compétences pour la sélection, j'ai du mal à y croire.
Si ils ne jugeaient que là-dessus, pourquoi demandent-ils ne serait-ce que la couleur des cheveux ? Si il y a de telles questions, c'est bien que, quelque part, ces informations sont utilisées pour faire un filtrage, que ce soit au niveau de l'agence ou au niveau du client. Pourquoi quelqu'un qui ferait moins d'un mètre soixante-dix serait moins compétent, moins souriant, moins aimable qu'une grande perche ?
Apparence, quand tu nous tiens...



(1) dédicace spéciale à Addy
(2) les personnes à qui j'ai raconté cette histoire m'ont tous demandé ce que j'avais répondu à cette question ^^

News du 01-05-2004 à 15:38 par Nehwon

Médic-aimant...

Et bien voilà une grande nouvelle, nous sommes maintenant - je parle bien sûr de notre beau pays - les heureux détenteurs d'une firme pharmaceutique de premier plan, de niveau international même. Après avoir félicité les actionnaires qui, de part et d'autre, ont livré une fabuleuse et terrible bataille - on ne comprend pas bien pourquoi d'ailleurs, si ce n'est bien sûr pour une puérile histoire d'argent, mais n'est-ce pas le nerf de toutes les guerres ? - qui s'est évidemment soldée par la victoire de la France - je me demande encore pour quelle raison notre cher Premier Ministre s'est accordé le droit d'aller mettre sa pincée de sel dans le bouillon de culture d'une société privée - et par un accord si évident que l'on se demande encore pourquoi les médias en ont fait un tel plat, trop salé, bien sûr.

Je ne veux pas entrer dans des conceptions politiques ni même dans les conceptions obligatoirement monétaires qui ne peuvent en aucun cas passer en arrière plan sur ce type de lutte boursière, parce que ce n'est ni le but de cet édito, ni mon propos.

Le Sénateur Trégouët, éminent responsable d'une liste de diffusion (1) technologique non moins éminente - que je vous conseille d'ailleurs de lire régulièrement, si ce n'est déjà le cas - propose cette semaine une entrée en matière assez pessimiste mais tout aussi réaliste sur le principe des soins sur notre belle planète. Ma remarque serait alors, pour plagier William Shakespeare (1564-1616), qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de la Médecine.

Pourquoi ? Je trouve égoïste de parler de médecine locale, bien que dans notre beau pays, les médecins - merci d'ailleurs aux compétents représentants de cette belle caste pour leurs dévotions - passent pour devenir une espèce en voie de disparition, parce que le travail est trop dur, trop mal payé mais surtout devient terriblement risqué. Comment peut-on exiger que chaque praticien puisse devenir responsable des problèmes qui peuvent subvenir dans la tentative parfois désespérée de soigner un patient ? Toute erreur serait alors une faute professionnelle, même quand des patients réagissent étrangement à certaines médications. Alors et pour en finir avec cette digression, ne tapez donc pas si fort sur les ambulanciers, vous risquez de finir par vous retrouver dans le cauchemar de ne plus en avoir.

Pourquoi, disais-je. Et bien simplement, parce qu'on parle de deux termes antinomiques : la santé et l'argent. Pas de santé sans argent, c'est ce qu'indique d'ailleurs M. le Sénateur, en précisant que la recherche n'est pas gratuite. Mais ce qui devient odieux maintenant, c'est le « pas d'argent, pas de santé ». Nous parlons de vies humaines, que Diable ! Alors, je crains qu'il ne faille revoir un peu nos priorités... L'industrie du médicament indique qu'ils « génèrent au moins 750 millions d'euros de chiffre d'affaire annuel » - toujours selon M. le Sénateur, certainement bien mieux renseigné que moi - et ce pour uniquement 70 médicaments. Et nous entendons alors dire que de gros problèmes vont arriver très rapidement à cause de la fin des brevets concernant les molécules de ses Best-Sellers chimiques.
Dans le même temps, un énorme soupir de soulagement nous arrive de l'autre côté de cette belle Méditerranée. Il y a un certain nombre de personnes qui prient - histoire parfois d'avoir un miracle, c'est aussi un bon moyen de se soigner, surtout quand c'est le seul - et espèrent avoir enfin le droit aux vrais génériques qui pourront leur rendre leur vie.

Si nous tentons de résumer, l'industrie pleure sur ses marges, le gouvernement pleure sur son budget et mes larmes se joignent à celles de ceux qui pleurent un enfant, un père, une mère ou une famille entière.
Non au « Sidaction », « Téléthon » et autres spectacles dégradants pour les malades, il n'y a aucune raison que nous soyons obligés de faire ce type de choses car c'est la vie qui compte, alors j'enchaîne sur un NON à la réduction des budgets de la recherche - sauf celui de la recherche militaire, nous n'avons pas besoin de nous battre les uns les autres, notre égoïsme le fait déjà. Notre conscience devrait être le financeur de nos propres planches de salut, mais j'ai plutôt l'impression qu'on nous pousse vers la planche de l'exécution tellement les requins sont présent.
Alors sortez donc votre conscience de votre poche, le porte-monnaie, nous l'avons déjà sorti, tous ensemble et indiquons quelles sont nos priorités : la vie, rien moins que cela.


(1) Liste de diffusion de M.le Sénateur Trégouët
News du 25-04-2004 à 13:38 par yadana

Cave Canum

L'adage populaire veut que le chien soit le meilleur ami de l'homme. Mais vous est-il arrivé de faire un tour dans un quartier résidentiel ?

Déjà, le nombre de chiens est impressionnant, et bruyant... Mais surtout un très grand nombre de maisons est équipé d'une petite mention indiquant la présence d'un chien.
On a la traditionnelle plaque "Attention chien méchant" associée à une photo d'un chien souriant et heureux, n'ayant pas l'air méchant du tout.
Il y a aussi quelques originaux : un "Cave Canum" de Pompéi, un "Chien bien élevé mais méfiez-vous quand même" ou encore "Chien cleptophage".

Si le chien est le meilleur ami de l'homme, pourquoi l'homme veut faire croire à tout le monde que le chien est un être vil et méchant ? L'homme perd toute crédibilité quant à la méchanceté de son chien avec la petite représentation souriante de l'animal en question sur la plaque.

A votre avis, je devrais mettre une affiche sur ma porte disant "Attention Nours Chaotiques" ?
News du 31-03-2004 à 00:49 par Nehwon

Le Rationalisme, oui, Mais...

Les problèmes ressortent amplifiés par une vague rose tellement rabâchée par nos chers media qu'elle a maintenant atteint la taille et l'ampleur d'un Tsunami Politique. On entend même des commentaires assez acerbes de nos voisins anglais, d'une analyse fine et très intéressante, car elle n'est pas orientée. Oui, les problèmes ressortent, des soucis qui n'ont rien de politique cette fois. De la greffe du visage au développement d'un robot humain, de la création d'un vaccin contre "le cancer" (1) au clonage humain, nous sommes maintenant confrontés à un dilemme à caractère théologique : devons-nous devenir Dieu ?

Alors que certains se croient suffisamment clairvoyants pour se permettre d'intercepter Ses paroles sorties évidemment de la bouche d'un prophète évidemment saint, mais rien moins qu'humain et que d'autres se gargarisent d'un souffle de pouvoir venu d'En Haut qui se traduit inévitablement par le Souffle brûlant d'une explosion, nous voici dans la position d'un créateur-copieur qui tente de faire apparaître devant les yeux ébahis de la communauté scientifique une créature de Frankenstein (2) pas beaucoup plus finie, ni beaucoup plus belle.

La communauté scientifique est une intéressante biosphère psychique, où voguent de terrifiants requins, des morues qui aiment à être salées par des maquereaux industriels et des poissons clowns ridicules s'essayant à de la pseudoscience terriblement dangereuse. Il y a bien sur les vrais, ceux qui travaillent dans l'ombre, les mollusques protégés par leur coquille qui ne doivent ouvrir celle-ci que sous l'oeil protecteur des requins... Mais ceux-ci, nous les asphyxions sous des règles et des disparitions budgétaires.
Si j'ai pris l'analogie maritime, c'est que je crois que l'affaire des Saumons de Norvège (3) est un rejet pétrolier sur la côte de notre bon sens.

Il reste bien sur les Génies, vous savez ceux qui, loin de notre compréhension et de la possibilité même que leurs pairs comprennent la moindre chose, crient « Eurêka ! » (4). Ceux-ci sont pris pour des fous, c'est l'évidence et le problème. Un problème de Rationalisme comme un voile sur nos croyances et nos règles immuables et scientifiques.
Le mot est jeté, "Rationalisme", c'est un slogan outrancier pour une recherche si primitive et balbutiante que les chercheurs ne savent même pas si les règles qui la fondent sont des vérités ou de téméraires approximations. Evidemment, il existe, deux ou trois fois par siècle, un esprit ouvert vers le futur qui fait bondir la science en reniant peu ou prou les erreurs du passé et qui, bien qu'ayant complètement raison, se retrouve en position de l'âne de la classe. Dans le cas où, dix ans plus tard, la convergence des points de vue de notre société arrive à la rencontre du point de vue de ce martien, alors il devient un visionnaire, un Pape de la science, qui l'avait pourtant conduit aux limites du rejet.
Etonnant concept de la science qui crie au loup sans vérifier si par approximation, il n'y a pas erreur. J'en veux pour preuve les théories de la relativité de Einstein. N'y a-t-il pas aussi un problème de Requin sous Tungstène ?

Aussi le rationalisme est voué à suivre bien des fausses pistes qui peuvent conduire l'humanité telle que nous la connaissons vers sa perte...
Le second danger serait de vouloir écarter toute recherche pour en laisser juge la chance, un dieu aussi grand qu'il soit ou toute autre forme d'entité supérieure. Il est bien évident que la perte de contact avec une base démontrée serait un grave danger pour l'Homme, aussi bien, par un hasard dangereux et maléfique que par les paroles d'hommes peu scrupuleux et enclins à interpréter les signes de cette entropie divine.
Les exemples foisonnent dans le court chemin de notre histoire, l'Inquisition est assez flagrante et parlante et il suffit de regarder les informations pour en voir apparaître une définition très claire. Aucun dieu, ni aucun prophète à plus forte raison, ne pourra remplacer la recherche humaine, que ce soit au point de vue du combat contre la maladie ou sur celui d'une politique gouvernementale et sociale. En aucun cas, il ne doit être possible de laisser gouverner une hypothèse. C'est ça, le terrorisme.


(1) note : Si on utilise communément l'expression "le cancer" pour désigner les formes de dégénérescence cellulaire qui induisent la formation de tumeurs malignes du fait de l'accumulation de cellules non reconnues par les systèmes immunitaires et de régulation et se multipliant de façon anarchique, il faut savoir qu'il existe une multitude de types de cancer : il y a non seulement des cancers différents suivant l'organe touché, mais aussi différents types de cancer par organe. On peut même dire qu'il y a un type de cancer par malade.
(2) petit rappel courtois : Frankenstein c'est le scientifique, pas le résultat de l'expérience scientifique.
(3) cf. l'étude publiée par Science (magazine scientifique américain) dans son numéro 5655 (volume 303) du 09/01/2004 : comparaison des teneurs en toxines dans les saumons d'élevage norvégiens/suédois et d'Alaska, comparatif du niveau de risque de cancers en cas de consommation. Lien associé
(4) du grec, signifie « J'ai trouvé ! ». Célèbre expression attribuée à Archimède sortant de sa baignoire lorsqu'il découvrit la loi du poids spécifique des corps.

notes par yadana
News du 18-03-2004 à 01:11 par Nehwon

Vent divin, Stupidité Humaine.

Qu'est ce qui est pire que la mort d'innocents dans leur vie quotidienne ? Qu'y a-t-il de plus terrible que de savoir qu'en sortant de chez soi, nous risquons de finir soufflés par les terrifiantes exhalaisons d'une stupidité archaïque ?
Je répondrais certainement « la presse » qui offre à nos regards les images immondes et impudiques des corps déchiquetés et du malheur des autres. Vous voulez pleurer ? Alors la presse nous offre les possibilités de dépenser notre argent en soulageant nos âmes meurtries par la stupidité de fous de Dieu. Que pensez-vous qu'Il dirait de nous s'il pouvait commenter notre façon d'agir ?

Ce midi, j'allume la télévision et j'entends un énième commentaire concernant la tragédie de Madrid. Je zappe. Voilà, voilà donc la force des médias. Ils sont capables de rendre banale la pire des terreurs en osant appeler cela de l'information.
En écoutant l' « Hebdo du Médiateur » sur la première chaîne publique de notre fabuleux bouquet de chaînes françaises, il est possible d'entendre l'indignation des téléspectateurs qui demandent un peu plus de « dignité » dans l'information. Que pensez-vous que répond le chef de la rédaction ? Il répond « Audimat ».

Honte à nous. Nous sommes une engeance qui n'a plus suffisamment d'espoir et de croyance en la vie pour fêter son existence. Pour que notre esprit soit bien, il nous faut une raison pour pleurer sur notre sort, et la mort d'autres personnes suffit à remplir notre coeur de ces douces lueurs de ténèbres qui nous permettent de vivre quelques jours de plus dans une vie qui ne nous ressemble pas.

Est-ce réellement une histoire d'évolution ? Comment peut-on encore supporter d'entendre des personnes dire « je ne suis pas raciste, mais les maghrébins, ils puent » ? Pouvons-nous encore nous poser la question « pourquoi nous attaquent-ils ? » ? Parce que je viens de découvrir que la France d'« En Bas » vote « Intolérance » au plus profond de son coeur. Comme Yadana, je suis écoeuré, parce que je crois encore en la vie et en la nature humaine, et que je viens d'ouvrir les yeux sur la Vérité.

Pour finir cet édito, mon premier, j'ai peur de ne pas avoir de choses lumineuses à offrir, j'espère juste que ce qui va avoir lieu dimanche prochain, ne prouvera pas que j'avais raison. A moins bien sûr que je ne sois celui qui ait tord de croire en la nature lumineuse de l'Humanité. Nous verrons. Dans tous les cas, je vous encourage à voter, suivant votre coeur, et non en fonction d'un quelconque sentiment de frustration. En gros, réfléchissons ensemble à ce que nous voulons faire de notre monde, mais pensez avant d'agir.
News du 12-03-2004 à 23:48 par yadana

Ecoeurée

Tel est mon sentiment après les attentats qui se sont produits hier à Madrid.
Je ne vais pas m'étaler sur les événements ni sur les pistes des enquêteurs. Je souhaite juste exprimer mon sentiment de dégoût et de profonde tristesse devant une horreur de plus.
Comment osons-nous nous qualifier d'êtres civilisés alors que nous sommes capables de tant de barbarie envers nous-mêmes ?
La vie est quelque chose de tellement précieux. Il y a déjà bien assez de façons de mourir pour ne pas en rajouter, surtout dans ce style pitoyable et navrant.
Une petite citation d'Isaac Asimov pour conclure : "La violence est le dernier refuge de l'incompétence".
News du 23-02-2004 à 09:23 par yadana

Bonjour, Bonjour

L'Edito devrait prendre sous peu l'apparence (du moins le contenu) d'un vrai édito.
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